LUCIFER ET LA FEMME

Lucifer et la femme: Le Mensonge de l'homme
 
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 Chapitre 13: La Domination patriarcale

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Sergio
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MessageSujet: Chapitre 13: Suite 5   Dim 4 Jan - 9:42

Au siècle suivant une figure marquante est celle de Mary Wollstonecraft (1757-1797). Il est vrai que cette philosophe est mieux connue, notamment pour ''Vindication of the Rights of Woman'' (1792). D'autres noms? Catherine Maccaulay écrit au XVIIIe siècle sur l'éducation mais surtout sur l'oeuvre de Hobbes; Sophie de Grouchy, marquise de Condorcet traduit puis écrit sur la Théorie des sentiments moraux d'Adam Smith. Au XVIIIe siècle, le thème de l'éducation est central dans les écrits des femmes philosophes et, partant, la discussion des idées de Rousseau. Ce qui n'exclut pas de leur part un intérêt soutenu pour les sciences naturelles et en particulier pour la physique newtonnienne dont témoigne notamment l'oeuvre d'Émilie du Châtelet qui traduit justement les ''Principia'' de Newton (1756). Dans le cadre d’une logique luciférienne la femme influençait mais n’exerçait pas le réel pouvoir sur les courants de pensée tel que Platon, Aristote ou Socrate l’ont réalisé. Cependant certains hommes se détachaient formellement d’une idéologie trop soumise à des forces envahissantes à propos de la nature même du psychisme humain.

Schopenhauer, fondateur du pessimisme, s'oriente vers le pragmatisme en remplaçant l'Idée par la volonté comme principe de tout. Pour lui l'unique chose en soi, étoffe de l'univers, c'est la Volonté, qui apparaît comme une puissance irrésistible de vie et de croissance. D'abord inconsciente dans les astres, les minéraux et les vivants inférieurs, elle engendre dans l'homme la conscience qui est d'ordre intellectuel, mais n'est pas une réalité nouvelle, c'est plutôt une excroissance illusoire projetant dans le monde irréel des idées ce que la Volonté réalise. Tout comme Cioran et Nietzsche ces hommes ne cautionnaient pas cette usurpation décadente d’une manipulation des esprits à des fins spirituelles très restrictives. Ils coupaient court à cette filiation douteuse entre des forces invisibles et des âmes aussi fragiles que vulnérables dont leur seul but était d’empêcher l’Esprit humain d’être libre dans sa conscience. Cependant pour l’Humain il devenait incontournable d’authentifier cette conscience, l’a personnifier dans ses attributs créateurs et de structurer cet équilibre psychique entre l’univers intemporel et son Moi planétaire. L’Humain devait crever l’abcès spirituel dont il était victime tout en ne s’aveuglant pas du troublant mirage de la subtile. L’essence primordiale de la philosophie a été l’outil des Dieux conspirateurs qui ont maintenu l’Humain dans un flou autant merdique qu’allégorique. Des remises en questions, des définitions luxuriantes sur des aspects du réel qui s’est toujours éloigné de toutes réflexions concluantes.

RÔLE PATRIARCAL DE LA FINANCE

À peine aujourd’hui au début du Vingt et unième siècle la femme émerge des bas fonds de l’intolérance patriarcale. Après deux Guerres mondiales entre hommes seulement faut-il le souligner, les femmes se sont mises à envahir le marché du travail. Lentement après elles se sont associées au gouvernail patriarcal mais jamais en ont décidé la direction. Que ce soit au niveau des instances mondiales tels le FMI, la Banque mondiale ou d’autres institutions économiques prestigieuses, l’homme a toujours conservé son pouvoir absolu. L’homme étant mandaté pour être le constructeur d’une civilisation matérielle par laquelle l’âme de la femme se marginalisa dans un rôle de second plan. L’homme était le soutien financier et la femme la mère des petits. Cette mainmise patriarcale aujourd’hui en perte de vitesse vertigineuse, fracture aujourd’hui cette dernière soumission que l’homme a imposé à la femme.

Pour les Dieux conspirateurs et leurs fidèles associés masculins, cette domination contribua à un nouvel exercice du pouvoir patriarcal, celui de la fondation des sociétés secrètes. Les hommes se rassemblaient ainsi entre eux, détenteurs de secrets colportant souvent l’orgueil et les pouvoirs sur autrui. Aux forces lucifériennes qui nourrissaient les égos des hommes s’ajoutaient une nouvelle variante du Mensonge cosmique, celle d’Ahriman. Rudolf Steiner dira d’Ahriman que sa puissance rend l’homme aride, prosaïque, philistin qui ossifie exagérément les corps et qui entraîne aux superstitions matérialistes. L’homme dont l’esprit était déjà travesti par un égo culbuteur, amplifiait en celui-ci la démesure de ses ambitions. Que ce soit au niveau de la luxure ou de la cupidité, Ahriman dopait l’égo de l’homme dans des états extrêmes d’inconscience. L’argent devint mécaniquement son maître à penser pour réduire la femme à l’état d’esclave parfois de ses pires bassesses. La différence luciférienne et ahrimanienne se situe dans les caractéristiques d’influences sur l’égo de l’homme. Pour les Dieux conspirateurs l’élément ahrimanien aveuglait encore plus loin l’homme dans ses illusions de liberté totale et de domination brutale ou subtile. L’homme luciféro-ahrimanien contribua aux plus grandes réalisations matérielles du Vingtième siècle propulsant la civilisation dans une modernité et un confort sans précédent. Par l’instauration de son pouvoir financier l’homme avait réussi le miracle divin de sa matérialité mais avait bousillé au nom du profit son unicité cosmique avec la femme.

LE RÔLE PATRIARCAL DE LA POLITIQUE

La politique pour l’homme dans l’évolution sociétale était son cheval de bataille pour gérer et maintenir son pouvoir sur la masse. Que ce soit des systèmes dictatoriaux , des démocraties ou des monarchies, l’homme a toujours exercé sa prédominance masculine. Pour l’homme la politique est une porte d’entrée pour asseoir son autorité. Il peut ainsi agglomérer les domaines économiques ou sociaux et en déterminer les normes par des lois. Par la politique l’homme se protège comme entité dominante et assujettissante. Il manipule à sa guise les conventions qu’elles soient acceptées ou rejetée qu’importe, la continuité poursuit son œuvre au travers le temps et les mentalités soumises. Cependant depuis quelques années la femme prend de plus en plus sa place dans cette sphère jadis réservée qu’aux hommes, hormis bien sûr les reines dans les royaumes.

Sur un plan d’idéologie luciférienne, la femme se doit de soutirer le tapis rouge sous les bottines lourdes du patriarcat. Même si cela transformera le paysage d’une civilisation en plein déclin d’autoritarisme. Les Dieux conspirateurs ne pouvaient que s’allier à cette émergence de l’Esprit encore anonyme qu’est la créativité féminine. Être un Dieu conspirateur ne sous-tend pas la naïveté d’un pouvoir dément sans ouverture stratégique. Depuis le tout début de l’Histoire, les Dieux conspirateurs savaient et observaient le déroulement de la condition humaine depuis ses tout premiers balbutiements égotiques. Ils ne pouvaient indéfiniment freiner la descente luciférienne de la femme pour intégrer celle de l’homme en évolution. Les Dieux manipulateurs qui jamais n’ont existé sur le plan de la Création en tant qu’êtres ou entités, sont toujours la Source originelle par laquelle se nourrit le Fluide universel. Sans ce Fluide, les Dieux conspirateurs ne pourraient exister et se désintègreraient en molécules diffuses retournant à nouveau dans les univers intemporels. Les Dieux conspirateurs étaient les plus proches de l’homme par leur proximité vibratoire et résonnaient donc une similitude existentielle entre eux.

Par son entrée dans le monde de la politique, la femme changera lentement la face du monde dans le courant des prochains millénaires. L’homme devra se redéfinir comme penseur et constructeur d’une nouvelle civilisation. Les guerres telles que connues dans le passé n’existeront plus au cours des prochains siècles. La femme subtilisera dans cette partie égotique de l’homme sa tendance luciférienne à détruire pour mieux reconstruire. Les politiques féminines s’orienteront plus vers un équilibre familial par des nouvelles instances donc une nouvelle programmation qui éduquera l’égo rebelle en une nouvelle vision plus dépolarisée de la réalité. La femme amènera dans le système politique une nouvelle ouverture de la justice entre les deux sexes pour les corrections envers ceux qui auront transgressés les lois du monde matériel. Son caractère intuitif, sa sensibilité maternelle procurera à la femme une nouvelle exploration des orientations politiques qui fixeront pour l’Humain un paradigme plus générateur de créativité mutuelle.

Le Monothéisme a aveuglé la foi
L’Humain est devenu prisonnier de sa Loi
Les Dieux conspirateurs ont menti
Mais la Vérité n’en sera que mieux
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Sergio
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MessageSujet: Chapitre 13: Suite 4   Dim 4 Jan - 9:40

'Ô femmes éternelles ! Si belles et dangereuses...
Qui tenez dans vos mains le destin des humains...
Scorpion ou bien lionne vous montrez le chemin
Pour ceux qui s'en éloignent gare à la dévoreuse.''



qui, eux-mêmes sont victimes d'un joug. Au petit homme, on dit: «Sois un homme!» C'est donc qu'il ne l'est pas. Jamais on ne dira à une fille: «Sois une fille!» Les hommes sont eux aussi obligés à l'imposture. Mais leur imposture, ils sont parvenus à lui donner force de loi. Les hommes subissent la pesanteur de l’honneur viril confirmant la stature hautaine d’un égo fortifié sans faille et plutôt dégoulinant d’orgueil intraitable. (Catherine Breillat dans son ouvrage «Pornocratie»).
Les anciens Grecs déjà parlaient de pornocratie par crainte du pouvoir croissant que les femmes prenaient dans le gouvernement. Ce pouvoir leur faisait peur... La barbarie masculine s'est définitivement appesantie sur le monde à partir du moment où l'on a décidé que Dieu était un homme et que l'homme a inscrit son propre regard sur la femme dans les lois, si bien qu'elle n'a pas les mêmes droits que lui. Dans ce contexte hostile à l’entité féminine face à un patriarcat dominateur, la faiblesse luciférienne s’inscrit dans l’incapacité de la femme d’associer sa source divine et son complément matériel. La Rébellion luciférienne fut la porte d’entrée de la différenciation, l’instrument de la libération cosmique de l’identité personnifiée mais toujours aliénée par sa résonance trouble-fête.

Un peu comme ici dans notre société matérielle bien pensante où l’uniformité de la pensée unique, dictée par la mondialisation, fait force de loi. Aucune place à la différence qui se transforme rapidement en marginalisation et donc considérée comme menaçante pour la stabilité de l’emprise totalitaire sur les consciences endormies. Car Lucifer n’était-il pas cet être marginal face au pouvoir fermement absolu qui se reflète encore aujourd’hui dans l’intégrisme religieux et son fanatisme d’exclusion envers tout ce qui n’est pas adhérant?




RÔLE PATRIARCAL DES RELIGIONS MONOTHÉISTES




Par la croyance dans un seul Dieu, l’homme s’abrogeait d’une tutelle sans précédent, pour passer à l’instauration d’une idéologie typiquement phallique. Autant dans la chrétienté, le judaïsme que l’islamisme, la femme sera mise à l’ombre de l’homme. Le monothéisme contrairement à la mythologie n’acceptait aucune opposition qui amenuiserait sa divinité toute puissante. Nul ne pouvait s’élever pour combattre un Dieu égoïste et tout Puissant, façonné à l’image de ceux qui héritaient du pouvoir absolu de cette continuité. À l’image des sociétés secrètes créées par l’homme, la Vérité devait demeurer l’arnaque de la soumission qui dictait l’ignorance de la véritable nature divine de l’Humain. Le concept monothéiste instaurait le voile d’une vérité confuse axée sur le Bien et le Mal et non pas sur la Source divine d’un état purifié sans gloire ni domination.

L’homme complice des Dieux conspirateurs rompit avec le partenariat cosmique de la femme pour récupérer, à ses fins égotiques, la matérialisation luciférienne sur la Terre. Le pouvoir temporel des grandes religions sera détenu par des hommes et non des femmes pour transmettre la Vérité du Dieu vivant. La femme est à la fois la mère protectrice et la servante de l’homme mais non son égal dans le monde temporel. La nature égotique, issue de la rébellion luciférienne, empêche la conscience de l’homme à reconnaître cette égalité intemporelle de l’esprit vis-à-vis du sien. L’illusion du monothéisme élargira le fossé des différences entre les deux sexes opposés, tranchant le partage inconditionnel du principe cosmique de l’Amour. L’homme devenant le procréateur et la femme porteuse. Le pouvoir patriarcal s’affranchissait la responsabilité et surtout la légitimité divine d’accomplir sur cette Terre les desseins de Dieu. L’impénétrabilité mystique du dieu monothéiste coiffait l’homme de son pouvoir charismatique en tant que fils de Dieu et de l’utilisation du terme Homme et non d’être en tant que personnification universelle de la déité incarnée.

Aujourd’hui en ce début du vingt et unième siècle à l’aube d’une nouvelle ère de la civilisation où dans les pays industrialisés la religion perd constamment du terrain, la femme reconquiert l’identité cosmique qu’elle avait perdue.. L’homme abandonné de plus en plus par des Dieux conspirateurs, devenus des cadres mythiques dénués d’influences, doit dorénavant négocier les aspects d’une nouvelle réalité devenue plus androgyne. La thématique ancienne du monothéisme se transmute dans un retour du statut impersonnel de Dieu et de ses variantes énergétiques. La fin du monothéisme ouvrira à l’homme et la femme les portes de la réciprocité mutuelle avec leurs âmes libérées du joug du Mensonge cosmique. L’énergie luciférienne s’équilibrera entre l’égo dominateur de l’homme et l’âme intuitive de la femme. Cet équilibre énergétique renouvelé détruira la mémoire brute de l’incarnation luciférienne récupérée par les Dieux conspirateurs contre l’Humain. Le monothéisme implanta un patriarcat unilatéral qui procurait à l’homme une transcendance mystique sur la femme validant son rôle de leader de la Création divine.

RÔLE PATRIARCAL DE LA PHILOSOPHIE

Et le rôle des femmes dans l’histoire de la philosophie? Si vous examinez les histoires de la philo publiées en français ou en anglais (et, j'en ferais le pari, dans la plupart sinon toutes les autres langues) au cours de ce siècle, vous constaterez qu'on ne mentionne pour ainsi dire aucune femme philosophe. Au mieux, on évoque en passant un nombre extrêmement limité de femmes ayant publiées des écrits philosophiques, toujours mineurs, cela va de soi. Conclusion? Il n'y eut pas de femmes philosophes avant notre glorieuse époque. Pire les mathématiques, quelle science et quelle philosophie!

Plusieurs mathématiciens ont marqué l'histoire. Il y en a même qui ce sont fait tuer parce qu'ils étaient des femmes qui avaient choisi une carrière qui au début était occupée généralement par des hommes. Au total, la plupart des personnes formées en philo ont donc en général sur la question les mêmes lumières que le grand public, on aurait bien du mal à citer plus que quatre ou cinq femmes philosophes, au nombre desquelles figurent le plus souvent exclusivement des contemporaines : Hannah Arendt, Simone Weil, Ayn Rand et Simone de Beauvoir étant le plus souvent nommées. Il y a dans tout ça une troublante occultation de l'histoire de la discipline. Mais, heureusement, des travaux récents ont commencé à rétablir la vérité historique et ainsi contribuer à ouvrir un nouveau champ de recherche passionnant. Il faut savoir que l'occultation de la place, voire de l'existence des femmes dans l'histoire de la philo est un phénomène récent qui date essentiellement du XIXe siècle. Auparavant, particulièrement au XVIe, XVIIe et XVIIIe siècle, les histoires de la discipline mentionnaient volontiers les contributions des femmes à la philosophie. Renouant avec cette tradition, plusieurs chercheuses (il s'est ici toujours agi de chercheuses...) ont exhumé des noms et des oeuvres qu'on avait déplorablement oubliés. Parmi les dizaines de noms de femmes philosophes de l'Antiquité, notons celui de Hypatia (370/75-415). Philosophe, mais aussi mathématicienne et astronome, sa grande réputation lui vaudra d'être nommée philosophe du Musée d'Alexandrie. Mais il faut insister, il y eu dans l'Antiquité des dizaines de femmes philosophes appartenant à chacune des grandes écoles de pensée de la période et leurs oeuvres et leurs idées étaient volontiers discutées avant le XIXe siècle.

Du Moyen-Âge et de la Renaissance, on a également tiré de l'oubli plusieurs philosophes. Parmi tant d'autres, Hildegard de Bingen (1098-1179) apparaît désormais comme une figure exceptionnelle et de nombreux travaux lui ont été consacrés qui mettent en évidence une oeuvre encyclopédique riche et influente, qui a tour à tour abordé les principales disciplines intellectuelles de son temps. Marie de Gournay (1565-1645), fille adoptive et première éditrice des oeuvres complètes de Montaigne, est une autre figure majeure. Elle aussi a beaucoup écrit, notamment une ''Égalité des hommes et des femmes'' (1622) qu'on aimerait retrouver, à prix abordable, sur les rayons de nos librairies. L'oeuvre de Anne Conway (1631-1679) exercera une grande influence sur le philosophe W. Leibniz, qui reprend d'elle le concept de monade, thème central de sa pensée comme dans celle de Conway.
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MessageSujet: Chapitre 13: Suite 3   Dim 4 Jan - 9:39

Le couple le plus ancien de la théologie juive rabbinique, celui des attributs divins opposés de Miséricorde et de Jugement, a été celui dans lequel les cabalistes ont aperçu avec le plus d’acuité et de persévérance l’opposition des sexes. Mais, contre toute attente, le masculin est pour eux synonyme de Miséricorde (rahamim), le féminin de Jugement ou de Rigueur (din). Cependant, il faut tout de suite tenir compte d’un fait qui atténue la systématicité de ces identifications. Selon les diverses fonctions qu’ils remplissent dans la vie divine, il peut arriver que la femelle épanche activement et il peut arriver aussi qu’elle corresponde à l’attribut de Miséricorde; à l’inverse, il arrive que le mâle reçoive passivement et qu’il soit rempli par les puissances sévères du Jugement. Les mots zakhar (mâle) et neqévah (femelle), se rapportent aussi bien à des essences fixes au sein de la divinité qu’à des puissances dynamiques et mobiles. Ils peuvent représenter des aspects théophaniques particuliers, comme la manifestation du divin en tant qu’homme ou femme, père ou mère, épouse ou époux, roi ou reine, etc., et ils peuvent désigner des forces qui interagissent au sein de la divinité. L’action principale dont ils sont les acteurs est bien évidemment leur union. Celle-ci est toujours considérée comme bénéfique, elle est même un des enjeux, sinon l’enjeu central, des actions des humains et de la contemplation des cabalistes, que ce soit au niveau de la prière ou que ce soit à l’occasion de l’étude des secrets de la Torah pour parvenir à la connaissance des modes d’accomplissement théurgique de cette unionIl semble que, dans un premier temps, les cabalistes aient surtout identifié masculin et féminin à l’attribut de la Miséricorde et du Jugement. Le livre Bahir, le premier document écrit de la cabale médiévale qui nous soit parvenu, parle de cette correspondance très clairement et comme si c’était une chose allant de soi «L’âme femelle [vient] de la Femelle, l’âme mâle [vient] du Mâle. Voilà pourquoi le serpent courtisait Eve. Il se disait: Puisque son âme provient du Nord, je la séduirai facilement. Et en quoi consiste cette séduction? Afin de coucher avec elle»
Le Nord désigne ici l’attribut du Jugement, qui est opposé au Sud, symbole de l’attribut de Miséricorde. Femelle et Mâle sont des dénominations de ces attributs divins, présentés comme la source d’émanation des âmes des hommes et des femmes. D’où procède cette répartition qui classe le féminin avec la qualité du jugement et de la rigueur? Est-elle l’œuvre des auteurs du Bahir? On trouve trace, dans la littérature rabbinique, d’une assimilation de la femme avec la qualité de dureté et celle de l’homme avec celle de tendresse. Dans le traité Avot de Rabbi Nathan, une parabole nous est donnée au sujet de la création d’Adam et Eve:
«“Os de mes os” (Gen. 2:23). Pourquoi est-il dur pour une femme de se réconcilier alors que pour un homme c’est facile? Parce que la femme a été créée de l’os, alors que l’homme a été créé de la terre. De même que l’os trempé dans l’eau ne se dissout pas, de même la femme créée de l’os; l’homme en revanche a été créé de la terre, or la terre se dissout lorsqu’on verse une goutte d’eau dessus et il en va ainsi de l’homme» (version B chapitre 9).
Cependant la littérature rabbinique contient plusieurs assertions qui vont dans un sens contraire. L’idée la plus couramment admise est néanmoins celle que les cabalistes ont adoptée. L’origine exacte de l’affinité qui unit pour les cabalistes le masculin à la Miséricorde et le féminin au Jugement sont encore entourés de brumes. Un cabaliste géronais, R. Jacob ben Chéchet, a tenté de répondre à un éventuel étonnement face à cette assimilation qui ne va pas de soi. Toujours est-il que cette correspondance travaille de manière constante les écrits des cabalistes, et ce depuis les tout débuts de la cabale jusqu’à ses développements les plus tardifs. Outre cette relation avec les attributs divins anciennement connus dans la littérature rabbinique, c’est l’équivalence de la femelle avec la réceptivité ou la passivité et celle du mâle avec l’ensemencement ou l’épanchement qui constitue un dénominateur commun ayant une fonction dynamique de premier ordre. En effet, les cabalistes ont dès le départ considéré que la puissance divine d’épanchement était masculine et que la puissance divine de réception était féminine. Le Talmud a été sans doute la première source à laquelle ils pouvaient se référer. Dans la littérature rabbinique, nombreuses sont les assertions selon lesquelles la femme joue un rôle passif, est l’organe de réception de la substance émise par le mâle, par exemple cette formule: «La femme est un “embryon” et elle ne fait alliance qu’avec celui qui fait d’elle un vase, comme il est dit “Celui qui t’épouse est celui qui te façonne” (Is. 54:5)» (Sanhédrin 22b). La femme est «un simple sol», à l’exemple de la reine Esther, qui subit passivement l’étreinte de l’homme (Sanhédrin 74b).
Ce qui rejoint ou complète ce texte du sixième chapitre de la femme dans les griffes de Satan : La première en molécules agressives voire offensives dans le sens non ordonnées et rebelles qui forgeront avec le marteau-pilon du Feu cosmique la structure vitale des trois principes cosmiques que sont la Volonté, l’Amour et l’Intelligence. Une force dite rebelle dans cette polarité agressive pour pénétrer la densité primaire de toute cette Énergie inconsciente jamais encore fusionnée par de l’Intelligence vivante nommée plus tard Dieu. L’énergie masculine devient cette gigantesque perforeuse aiguillonnant de petits trous toute cette masse statique en lui injectant cette dose vitale de puissance fécondante. La deuxième polarité véhiculée par les molécules réceptives voire soumises donc beaucoup plus fluide se moula attirée par la puissance crue de la Force agressive. Ce jeu moulé des molécules sauvages à la fois destructeur et régénérateur se différencia toujours plus dans une densification de Conscience de plus en plus identifiée dans ce phénomène créateur. La nature même de la vibration atomique des molécules différenciées commandait un ordre méticuleux des Forces polarisées en présence. Les molécules soumises épousent dans l’harmonie cette identification motrice des forces dominantes sur leur développement. Bien entendu ici le terme de la soumission ne doit pas être interprété dans le sens littéral du terme mais plutôt dans son essence attractive. Un système financier dopé de misogynie, une institution politique majoritairement masculine et une justice écrite pour les hommes par les hommes, la domination patriarcale basculait bêtement la femme dans une existence de soumission sans précédent dans tout l’Univers.

Il devient cependant à la fois très intéressant et révélateur de constater dans les mythologies anciennes comment la femme pouvait être considérées comme une déesse. Dans la mythologie égyptienne Isis incarne le pouvoir qu’à l’Amour de vaincre la mort. Sœur-épouse d’Osiris elle ressuscita son mari assassiné par son frère Seth. ''Ô ma mère Nout, étends tes ailes sur moi comme sur les étoiles impérissables.''
Telle est l'invocation que TOUTANKHAMON a fait graver sur le cercueil de son tombeau dans la Vallée Sacrée des Rois. Il supplie la divine Nout de l'accueillir dans son sein afin que son âme puisse rejoindre les bienheureux devenus étoiles dans le royaume des étoiles. Nout, c'est la mère des dieux, la déesse du Ciel et la protectrice des morts. Celle qui enfante chaque jour le soleil après avoir avalé les étoiles de la nuit. ''Que le sang d’Isis, le souffle magique d’Isis et la parole toute puissante d’Isis puissent protéger et garder ce grand dieu pharaon enfant'', clame le Livre Égyptien des Morts. Isis, c'est la déesse des déesses, la magicienne de l'univers, la fille de Nout la soeur jumelle de la tendre Nephthys, l'épouse du seigneur des ténèbres.


Ce poème égyptien illustrait bien le rôle primordial de la femme selon la Tradition égyptienne.
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MessageSujet: Chapitre 13: Suite 2   Dim 4 Jan - 9:37

Malgré certaines ressemblances, il n’est cependant pas nécessaire d’y voir l’influence d’une tradition sur l’autre. De tels couples se rencontrent si souvent dans les cultures les plus éloignées que l’on est incité à verser ces similitudes sur le compte d’une typologie quasiment universelle. C’est le cas surtout des couples Lumière/Obscurité, Droit/Gauche, Bon/Mauvais, Carré/Oblong. Le féminin, dans un tableau comme dans l’autre, est rangé avec ce qui est mystérieux et trouble, imparfait, sinueux, plein de danger. Une différence intéressante doit être notée: le féminin chez les cabalistes est du côté de la limitation; chez les pythagoriciens – et les penseurs grecs en général – du côté de l’illimité. Cela tient à la connotation négative de l’infini chez ces derniers, qui l’opposent aux formes harmonieuses et à tout ce qui possède mesure et équilibre, alors que les cabalistes, à l’instar des stoïciens, le considèrent comme une source de bien et de puissance inépuisable ce qui vaut au principe masculin de devenir un symbole de l’infini et au principe féminin d’être classé dans ce qui dessine une limite.

Pour les cabalistes, et il importe tout de suite de le signaler, aucun des couples mentionnés n’a une fonction négative. Tous sans exception constituent des modes d’être et d’agir essentiels pour la divinité et pour l’homme, c’est à travers les jeux de tension créée par ces oppositions qu’une harmonie parfaite peut être atteinte. Toute la dynamique des mondes spirituels et matériels trouve son origine dans les pulsations constantes de la vie de ces couples d’opposés. Eux-mêmes forment aussi les concepts moteurs de toutes les spéculations des cabalistes, au point que les fondements de leurs élaborations intellectuelles sont parfaitement résumés et tiennent presque tous dans le premier tableau. Une question importante mérite d’être soulevée. G. Scholem et d’autres savants à sa suite ont beaucoup insisté sur le caractère passif du féminin opposé à l’activité du masculin dans la cabale. Au contraire, un anthropologue américain, Raphaël Pataï, qui a consacré plusieurs études à l’ésotérisme juif, considère que la dimension féminine y est essentiellement active alors que le principe masculin est passif. Un malentendu sur la signification donnée à ces termes est à la base de ces divergences. Scholem appelle en effet «passivité» le caractère de réceptivité attribué au principe féminin, qui n’aurait, selon Scholem, rien en dehors de ce qu’il reçoit des émanations supérieures masculines. On peut reprocher à Scholem un certain manque de rigueur terminologique. À proprement parler, «passivité» ne s’oppose pas à «activité», mais à «impassibilité». Etre passif, c’est avoir la faculté de recevoir, de pâtir, ce qui n’exclut pas la capacité d’agir. Et c’est bien le caractère de la dimension féminine dans la cabale, qui est éminemment passive et qui est dotée de la forme d’activité la plus énergique et la plus créatrice dans le monde des sefirot ou émanations. Si beaucoup de cabalistes ont tenu à souligner que le principe féminin tenait toute sa substance de ce qui lui parvient des échelons plus élevés, c’est surtout pour éviter de faire de cette dimension une figure autonome, car elle se trouve être représentée sous des traits si évocateurs, dans le Zohar par exemple, que le risque de la croire séparée du reste des émanations n’est pas négligeable. C’est presque uniquement pour qu’on ne la confonde pas avec une déesse, parèdre autonome du dieu, que l’hétéronomie et la dépendance de la dimension féminine a été l’objet de tant d’insistance dans maints écrits de la cabale. Quant au fond, il n’est pas douteux un instant que le féminin est un aspect divin plus actif et plus historiquement effectif que l’aspect masculin. Celui-ci reste souvent à l’arrière-plan dans les écrits des cabalistes, et sans être complètement impassible et inactif, il remet en quelque sorte le sort concret du cosmos au pouvoir direct de sa partenaire féminine, n’intervenant lui-même comme tel que dans des situations extrêmes, comme par exemple en faveur de sa compagne en exil. La figure divine la plus agissante, celle dont la puissance se manifeste le plus fréquemment, est bien la figure féminine.
La philosophie grecque a hérité elle aussi de représentations religieuses que l’on retrouve non seulement chez les présocratiques, mais qui apparaissent au cœur du platonisme. Certaines associations semblent avoir exercé une certaine influence sur la tradition cabalistique. On trouve ainsi dans le Zohar une perception des pôles sexués qui rappelle le mythe de la naissance d’Eros proposé par Diotime dans Le Banquet :
«“Faisons l’homme à notre image et à notre ressemblance” (Gen. 1:26). “Faisons l’homme” en tant qu’association du principe mâle et femelle. “A notre image”, riche; “à notre ressemblance”, pauvre. Du côté Mâle, il est riche, du côté Femelle, il est pauvre. De même que le Mâle et la Femelle sont des associés unis, que l’un se soucie de l’autre, que l’un donne à l’autre et le comble de bien, ainsi doivent être les hommes ici-bas, le riche et le pauvre joints ensemble, se donnant l’un à l’autre et se comblant de biens» (Zohar, I, 13b).
Déjà Jean Libis avait remarqué le caractère platonisant de ce passage, qui rappelle le récit mythique de l’union de Poros et de Pénia. Voici le sentiment qu’il retire de sa lecture:
«La richesse symbolique de ce fragment est confondante. D’abord, il y est posé une analogie entre “les deux essences divines” et la dualité des sexes. Ensuite cette bipartition, à la fois divine et sexuelle, s’articule sur une troisième dichotomie: abondance, pénurie. Enfin il est souligné que les deux essences divines n’en forment qu’une seule, et cette coalescence est bel et bien évoquée par des images amoureuses: protection, osmose, générosité»
Cependant, contrairement à Diotime, le Zohar ne vise pas à expliquer l’origine de l’Amour, mais il cherche à fournir le modèle métaphysique des rapports charitables entre les hommes. La relation de couple est considérée ici comme le type idéal du rapport social qui doit l’imiter. L’union des classes riches et pauvres de la société, doit être à l’image de l’union de l’homme et de la femme, qui elle-même est le reflet des principes divins qui leur correspondent. La pauvreté de la dimension féminine n’est pas autre chose que sa réceptivité, dont l’existence est, pour nos cabalistes, essentielle à l’épanchement divin et à sa surabondance.
Quant à l’opposition obscurité/lumière, elle relève aussi de la même conception: la privation de lumière est un appel de la lumière qui précède et conditionne son apparition. Un passage du Tiqouney Zohar évoque cette problématique: «L’obscurité avait été créée dès le premier jour, à cause des méchants, ce qu’indique un verset: “Les méchants sont rendus inertes dans l’obscurité” (I Sam. 2:9), à cause de cette obscurité qui devait plus tard faire jaillir la lumière [...]. Les mots “à notre image” se rapportent à la lumière; les mots “à notre ressemblance” se rapportent à l’obscurité, qui est un vêtement pour la lumière comme le corps est un vêtement pour l’âme [...]. La lumière est masculine, et l’obscurité féminine la femelle est à gauche, c’est l’obscurité de la création» (édité dans Zohar I, 22b-23a).
Mentionnons encore d’un mot le motif de la lune qui, obscure en elle-même et recevant sa luminosité du soleil, symbolise la dimension féminine. Les paires d’opposées richesse/pauvreté, lumière/obscurité s’inscrivent dans une même dialectique où le pôle féminin fait fonction non pas de simple manque, mais de lieu d’appel nécessaire pour provoquer les épanchements et l’apparition du principe masculin qui sans cela resterait inerte ou replié sur lui-même.
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Sergio
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MessageSujet: Chapitre 13: Suite 1   Dim 4 Jan - 9:35

Dans un ouvrage dans les aléas de la différence sexuelle dans la cabale le sexe des âmes de Charles Mopsik, il est mentionné : Si l’on se demande ce que les mots «masculin» et «féminin» signifient en se tournant vers les premiers textes mystiques ou ésotériques du judaïsme, on se heurte à une difficulté qui n’est pas seulement philologique, mais qui tient au problème général du caractère confus qui marque leur emploi dans la culture européenne de la modernité à travers laquelle la cabale a été étudiée et qui, à ce titre au moins, mérite que l’on s’y arrête. Cette difficulté a été remarquablement évoquée par Sigmund Freud, qui écrit en 1915: «Il est indispensable de se rendre compte que les concepts de “masculin” et de “féminin”, dont le contenu paraît si peu équivoque à l’opinion commune, font partie des notions les plus confuses du domaine scientifique et comportent au moins trois orientations différentes. On emploie les mots masculin et féminin tantôt au sens d’activité et de passivité, tantôt au sens biologique, tantôt encore au sens sociologique. La première de ces trois significations est essentielle et c’est elle qui sert le plus en psychanalyse. On ne trouve de pure masculinité ou féminité ni au sens psychologique, ni au sens biologique. Chaque individu présente bien plutôt un mélange de ses propres caractères sexuels biologiques et de traits biologiques de l’autre sexe et un amalgame d’activité et de passivité.» Un bref historique de la notion de bisexualité est donné par Freud dans une note de ce même ouvrage, mais les références qu’il propose ne remontent pas avant la dernière décennie du Vingtième siècle Freud attribue l’importance que la notion de bisexualité a eue pour le développement de ses théories, dans une note rédigée en 1905, à W. Fliess, et il déclare: «Je pense que si l’on ne tient pas compte de la bisexualité, on ne parviendra guère à comprendre les manifestations sexuelles qui peuvent effectivement être observées chez l’homme et chez la femme.» Le père de la psychanalyse, qui éprouvait un impérieux besoin de définir avec précision les notions de masculin et de féminin pour conférer une rigueur scientifique à ses théories, en vint très rapidement à admettre que ces mots n’avaient guère de sens utilisable pour ses recherches, sauf si on les entendait comme des synonymes des concepts d’activité et de passivité. Mais, vers la fin de l’année 1929, dans une note de son ouvrage intitulé Malaise dans la culture, Freud écrit: «L’être humain est aussi un animal à la prédisposition bisexuelle sans équivoque. L’individu correspond à une fusion de deux moitiés symétriques dont, selon le point de vue de bien des chercheurs, l’une est purement masculine, l’autre féminine. Il est tout aussi possible que chaque moitié ait été à l’origine hermaphrodite […] donc destinée à se transformer en conscience androgyne.



Masculin = actif/dominant/dur/ puissant/devant/supérieur/haut/;
Féminin = passif/dominé/tendre/faible/derrière/inférieur/bas.
Cependant, comme nous allons le voir, l’analyse des écrits des cabalistes concernant ce sujet invite à nuancer ce système de correspondances.
Avant d’entrer dans les détails et d’entamer l’analyse de quelques-uns de leurs écrits, il convient de brosser un tableau des plus fréquentes significations qu’ils attachent aux mots «mâle» et «femelle» quand ils forment des couples d’opposés:



masculin féminin
Miséricorde Jugement
Quiétude Activité
Epanchement Réceptivité
Intériorité Extériorité
Cause Effet
Déploiement Limitation
Forme Matière
Richesse Pauvreté
Lumière Obscurité
Droit Gauche


Cette liste est fondée sur une appréciation empirique de la fréquence des associations du principe masculin et féminin dans les textes de la cabale. Elle regroupe des oppositions implicites ou explicites qui sont rarement légitimées par les cabalistes, mais qui fonctionnent comme des articulations fondamentales de la pensée ésotérique, héritées d’une longue chaîne de transmetteurs. On peut distinguer néanmoins plusieurs couples de contraires qui tirent leur origine d’une influence directe de la philosophie antique et médiévale, c’est le cas notamment des couples Cause/Effet, Forme/Matière. Mais d’autres paires d’opposés évoquent des parallèles dans la pensée grecque ancienne. Voici une liste significative des dix principes de l’Univers qu’Aristote attribue à un philosophe pythagoricien dans La Métaphysique (A, 5, 986 a, 22):
Limité Illimité
Impair Pair
Un Multiple
Droit Gauche
Mâle Femelle
Repos Mû
Rectiligne Courbe
Lumière Obscurité
Bon Mauvais
Carré Oblong
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MessageSujet: Chapitre 13: La Domination patriarcale   Dim 4 Jan - 9:34

LA DOMINATION PATRIARCALE


Pour mieux comprendre la nature réelle de la domination patriarcale imposée par les hommes soumis aux Dieux conspirateurs, il faut savoir que le terme dieu fut diablement galvaudé. Les Dieux conspirateurs n’étaient ni bons ni mauvais car ils étaient faux. Que ce soit les Reptiliens, les Draconiens ou toutes entités usurpatrices oeuvrant sur le plan astral, l’Humain a toujours été manipulés par ces Forces régressives suçant l’âme pour mieux l’altérer et la réduire à un état de zombie obéissant. Le pouvoir par la domination, cette perversité grossière manoeuvrant toujours les éléments plus faibles pour en exploiter les fragiles carences. La femme victime dans son cœur et traquée pour être plus soumise aux mains de ces prédateurs sans âmes luttera toujours pour reconquérir sa propre identité. Ce jeu cosmique incontournable entre l’âme et l’Esprit pour empêcher le retour du Chaos semant ce déterminisme rigide dans lequel l’Humain n’existe point, sera gagné par la femme contre toutes les forces régressives. L’identité de la femme devient cette pierre angulaire du processus de fusion entre l’âme et l’Esprit par le principe de l’Amour inconditionnel. La femme à cause de son instinct maternel devient la Gardienne du seuil, cet être lumineux dont le cristal de l’âme se purifie par le cœur et le don de soi.

Que ce soit dans les univers intemporels habité par les Divins de la Lumière ou dans la plus épaisse densification de la Conscience sur le plan de la matière, seulement l’âme a le pouvoir de reconnaître mais surtout de fusionner l’abstrait originel avec l’êtreté psychique. Cette fusion se pratique à plusieurs niveaux autant dans l’intégration que dans l’expression de l’énergie transcendée par le biais des faisceaux lumineux qui en coordonnent l’effet systémique.
Les Dieux conspirateurs jalousaient de ne pas atteindre, par la fusion, ce mouvement systémique de perfection humano-cosmique entre les énergies de l’âme et celles de l’Esprit. Avec la complicité de certains humains érudits et d’Ahriman, ils ont créé le Mensonge cosmique plongeant ainsi l’Humanité dans une civilisation patriarcale. Pour ce faire ils infiltrèrent un système de croyances religieuses monothéistes mâles, une science de la philosophie gravitant autour de l’intelligentsia platonicienne. Il importe ici cependant de bien distinguer ces deux concepts : misogynie et phallocratie. Peu de misogynie chez Platon, du moins affichée, tandis qu'éclate le caractère phallocrate de son projet politique. On peut être phallocrate sans être misogyne, misogyne sans être phallocrate. Clarifions les termes : La phallocratie est un système de pouvoir qui impose un rapport des sexes dominé par les mâles, se soumettant la sexualité et la fécondité des femmes. La misogynie est un sentiment souvent, un ressentiment. Est misogyne celui ou celle (il y a beaucoup de femmes misogynes...) qui hait, redoute ou méprise la réalité féminine. J'inclus dans ce groupe ceux qui (par exemple quelques féministes "universalistes") nient, redoutent ou méprisent la spécificité féminine sous ses aspects physiques ou mentaux, imposant à toute humanité le modèle masculin.
Il est rare de trouver dans une philosophie autant de métaphores et de figures féminines que dans celle de Platon. On sait par lui le nom de la mère de Socrate : Phénarété. (On ne connaît pas souvent le nom des mères des grands hommes : on dirait qu'ils n'en ont pas eu, qu'ils ont sortis, comme Erichthonios ou Athéna, d'une genèse entièrement mâle - comme celles relatés dans l'Ancien Testament...)
Il nomme aussi le père de Socrate, Sophronisque, qui était tailleur de pierre. Phénarété était sage-femme. C'est alors une profession vénérée, confiée à des femmes de savoir et d'élite, ménopausées. Socrate se réclame de la profession de sa mère pour la transposer dans le domaine de l'âme. En dépit de l'abstraction, Platon par contre conserve ce qu'il y a de féminin dans l'image, comme dans les mots : psyché, l'âme, alétheia, la vérité, sophia, la sagesse. L'âme est enceinte de son savoir, qui est en elle-même. Elle ne le reçoit pas de l'extérieur. Elle souffre les tourments de la grossesse et de l'accouchement, pour lesquels elle a besoin de l'aide d'une sage-femme. Le maître est cette sage-femme qui l'aide à mettre au monde un enfant, viable ou non. La vérité est l'enfant dont accouche l'âme. Voilà l'explication de cette méthode pédagogique originale qu'est la maïeutique (mot qui signifie : art de la sage-femme).
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