LUCIFER ET LA FEMME

Lucifer et la femme: Le Mensonge de l'homme
 
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 Chapitre 17: Les Amazones l'Histoire et la mythologie

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Sergio
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Date d'inscription : 05/10/2008

MessageSujet: Chapitre 17 Suite 2   Lun 26 Jan - 8:47

Les Amazones lybiennes, auxquelles Diodore attribue aussi la fondation de Mytilène, furent de grandes conquérantes. Myrina, leur reine, soumit les Atlantes (qu'elle traita d'ailleurs assez durement, massacrant les mâles, asservissant femmes et enfants) et se trouva confrontée à une autre tribu d'Amazones, les Gorgones, (trois soeurs Sthéno, Euryale et Méduse) qu'elles vainquirent avec difficultés. Celles-ci, sous le règne d'une certaine Méduse la seule mortelle des trois soeurs furent également battues par un autre héros grec, Persée qui lui trancha la tête. Mais finalement, selon Diodore, c'est Héraklès qui extermina ces deux peuples féminins rivaux, mettant ainsi un terme mythique et presque définitif aux origines du mythe des Amazones, on trouve plusieurs théories pré-mythiques : D'abord : celle du matriarcat primitif (c'est la théorie de Jan Jakob Baschofen, ethnologue suisse, partagée par Françoise d'Eaubonne, Pierre Gordon et, avec quelques nuances, Wolfgang Lederer, entre autres). Le premier pouvoir fut féminin.
.Deux découvertes parallèles ont donné le pouvoir aux hommes voici cinquante siècles : leur possibilité d'ensemencer la terre comme les femmes, et leur participation dans l'acte de la reproduction. Jusqu'alors, les femmes seules possédaient le monopole de l'agriculture et le mâle les croyait fécondées par les dieux. Dès l'instant où il découvrit ses deux possibilités d'agriculteur et de procréateur, il instaura ce que Lederer nomme "le grand renversement" à son profit. Ce que conteste Simone de Beauvoir à la suite de quelques ethnologues de la première moitié du siècle : Ces faits ont amené à supposer qu'existait dans les temps primitifs un véritable Règne des femmes, c'est cette hypothèse proposée par Baschofen qu'a reprise Engels ; le passage du matriarcat au patriarcat lui apparaît comme "la grande défaite historique du sexe féminin". Mais en vérité cet âge d'or de la Femme n'est qu'un mythe. Baschofen et ceux qui partagent son point de vue confondraient matriarcat (hypothétique) et matrilinéarité (parfois attestée). Mais ces deux notions peuvent évidemment coexister, chacune impliquant plus ou moins l'autre. Pour Pierre Samuel, les sociétés d'Amazones - au moins celles pour lesquelles un "noyau historique" existe (Asie Mineure, Bohème, Amérique du Sud vers 1.500) - se sont formées en réaction contre une dégradation (par les pères-maris ou des envahisseurs) de la condition féminine.
Parce que les "adversaires" des hypothèses ci-dessus résumées ont usé de l'argument de la confusion (ces Amazones, en particulier celles du Nouveau Monde, n'auraient été en fait que des hommes imberbes plus ou moins efféminés), on associe aussi leur mythe avec celui de l'Androgyne originel. Celui-ci, serait une retranscription platonicienne du mythe orphique-babylonien et aurait une double source, biblique et grecque Dans les deux traditions on retrouve le même schéma : perfection originelle d'une unité duelle, transgression orgueilleuse de l'homme, mutilation opérée par la divinité offensée, errance tragique des moitiés d'hommes divisées, espoir de se rapprocher dans le temps et dans la souffrance de l'unité perdue.

L’apparition des Amazones, ces femmes sauvages typiquement satanéennes, (femmes hystériques et sorcières diaboliques) s’inscrivit également dans le contexte d’une ancienne apocalypse planétaire accompagnée de cataclysmes. Dans ces temps soi-disant mythiques l’ère des géants s’était achevée par la dégénérescence d’une fraction de l’humanité, par des mutations désastreuses et par la perversion des religions. Elles sont kreoboroi, " dévoreuses de chair » (Eschyle, Suppliantes, 287), et androktones, " tueuses de mâles » (Hérodote, IV, 110). Elles habitent aux confins des terres peuplées. Elles ne tolèrent aucun homme ou seulement pour les travaux serviles. Elles s'unissent une fois l'an avec les hommes des peuplades voisines, les plus beaux de préférence. Ces unions se font au hasard dans l'ombre des forêts pour que les partenaires ne puissent se reconnaître (Strabon, XI, 5, i). En fait, elles volent aux hommes leur semence. Plus tard, quand les enfants naissent, elles tuent les mâles, ou bien les aveuglent ou encore les rendent boiteux pour qu'ils ne soient plus qu'une réserve de semence masculine (Diodore de Sicile, II, 45). Quant aux filles, elles leur enlèvent un sein pour qu'elles ne soient pas gênées dans l'exercice du tir à l'arc et le maniement de la lance.

D’autres récits cependant racontent que les Amazones surgirent en tant qu’instrument céleste de nettoyage. Des pouvoirs cosmiques leur furent donnés( encore ici l’origine de la source est mystérieuse) contre les géants virés aux monstres. Mystiques au départ sous l’influence de certains Dieux conspirateurs, en fin de course, les Amazones évoluèrent régressivement manipulées par une conscience ahrimano-luciférienne nécessaire au développement scientifique de la prochaine race) Cette conscience pénétrâmes leurs âmes pendant leur sommeil pour leur insuffler la volonté du pouvoir dans la rébellion et un insupportable désir charnel. Ces filles d’Apocalypse avaient un contact télépathique avec le point cosmique (site des Dieux conspirateurs) origine de leur force. Il fallait, pour maintenir ce contact, une impitoyable ascèse sexuel, d’où la chasteté théorique des Amazones.
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Sergio
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MessageSujet: Chapitre 17: Suite 1   Lun 26 Jan - 8:46

"Guézo nous a donné à nouveau le jour. Nous sommes ses femmes, ses filles, ses guerrières. La guerre est notre passe-temps, elle habille, elle nourrit".
Cette armée aguerrie, souvent enivrée au gin, accoutumée à la souffrance et prête à tuer sans se soucier de sa propre vie, combattait avec vaillance, toujours à l'avant des troupes qu'elle excitait au combat. Le corps des amazones sera dissout après la défaite du royaume d'Abomey, par le successeur de Gbêhanzin, Agoli Agbo.



Maintenant je vous invite à ce voyage dans le temps au cœur même des Mythes et de l’Histoire de ces femmes guerrières qui ont suscité tant la curiosité que la controverse.




LES FAROUCHES GUERRIÈRES


Le problème de l’existence des Amazones a soulevé maintes polémiques depuis un siècle. La tradition situait leur pays soit au pied du Caucase, soit en Thrace, soit en Crimée. On les rencontre dans maintes légendes grecques : dans celle d’Héraklès qu’elles combattent quand il veut ravir la ceinture de leur reine Hippolyte ; dans celle de Thésée qui enlève l’une d’elles, Antiope, à la suite de quoi elles envahissent l’Attique. En dehors de l’étymologie proposée par Hérodote qui est entièrement fantaisiste, la tradition veut que leur nom vienne de a-mazos, c’est-à-dire sans sein. Elles sont souvent représentées en effet avec le sein droit coupé. Mais l’étymologie véritable serait iranienne, de ha-mazan, nom d’une tribu guerrière où les femmes combattaient aussi. Des légendes circulaient en Amérique du Sud au moment de la conquête espagnole selon lesquelles il existait des tribus indiennes où seules les femmes combattaient. D’où le nom d’Amazonie que l’on donna alors à cette région.



D'après la mythologie, les Amazones étaient les enfants du dieu de la guerre Arès (d'où leur férocité) et de la nymphe Harmonie, fille de la déesse Aphrodite et d'Arès (elles seraient donc le fruit d'un inceste). Les Amazones éprouvaient de la haine envers les hommes, elles n'entretenaient avec eux que des relations occasionnelles destinées uniquement à la reproduction, ensuite elles les tuaient. Les garçons qui naissaient devenaient leurs esclaves. Elles se lançaient dans de vastes campagnes guerrières sur leurs chevaux rapides (elles auraient même inventé la cavalerie), armées de flèches, d'arcs, de lances et de haches doubles. Pour être plus à l'aise dans le maniement de l'arc et de la lance, elles se coupaient (ou se brûlaient) le sein droit, d'où leur nom "Amazone" : qui n'a qu'une mamelle. Les légendes racontent qu'elles furent régulièrement vaincues par des héros grecs : Héraclès, Achille, Thésée, Bellérophon et payèrent de leur vie leurs excès de cruauté, d'où les nombreuses amazomachies (combats contre les Amazones) sur les temples grecs. Elles avaient par exemple massacré des hommes sous le prétexte qu'ils avaient prétendu que leur rôle était plus important que celui de la femme dans l'accouplement (elles amputèrent à cette occasion le sexe des hommes pour les offrir à la déesse-mère et cassèrent les bras des plus jeunes pour les empêcher de se révolter). Pas étonnant que le mot "Amazone" soit aujourd'hui le symbole de l'agressivité féminine. Certains voient en les Amazones « les précurseurs du féminisme. »


Elles vivaient au bord du fleuve Amazone qui s'appela plus tard Tanaïs, du nom du fils de l'une d'elles, Lysippé. Celle-ci est donc la première Amazone à avoir fait parler d'elle : son fils se noya suite à la passion incestueuse qu'il nourrissait pour elle, ce qui, d'ailleurs, est peut-être un début d'explication de l'une des caractéristiques des Amazones. Aphrodite, désapprouvant le dégoût du mariage autant que le goût immodéré pour la guerre de Lysippé, la chassa alors, ainsi que ses sœurs, vers d'autres cieux, en l'occurrence au bord du Pont-Euxin, à l'embouchure du fleuve Thermodon, où elles fondèrent Thémiscyre (Terme), puis Sinope. Ce furent d'ailleurs de grandes fondatrices (ce qui est connexe à leur esprit de conquête) : Smyrne, Mytilène, le temple d'Ephèse, Cyrène...


Elles se divisèrent en trois tribus et commencèrent alors, semble-t-il presque simultanément, à conquérir de vastes territoires (de la proche Lydie à l'Afrique, d'un côté, et du Caucase à l'Hispanie de l'autre) et à recevoir les visites de presque tous les héros grecs (Bellérophon, Jason, Persée, Héraklès, Thésée, ...). Ceux-ci, comme si cela était un passage obligé de leur histoire ou de leur initiation, ont eu affaire aux Amazones, et chacune de leurs rencontres a donné lieu à un récit ou, pour le moins, un mythème Bellérophon, envoyé par Iobatès, roi de Lycie, comme punition pour avoir tenté d'abuser de sa bru (aux dires mensongers de cette dernière), "en fit un grand massacre". Héraklès (Hercule) dû les combattre, lors du neuvième de ses Travaux, pour récupérer la ceinture d'Hippolyté, qu'il tua suite à un quiproquo selon certains, qu'il épargna selon d'autres, avant d'aller s'occuper des bœufs de Géryon. Jason, avec l'aide de Zeus, évita à ses Argonautes un affrontement périlleux avec les Amazones. Thésée, qui avait déjà entendu parler de celles-ci lors de la croisière sur l'Argo et assisté Héraklès dans l'affaire de la ceinture d'Hippolyté, tomba cependant amoureux d'Antiopé, la sœur de celle-ci, et, soit la reçut comme captive, soit l'enleva manu militari. De là découla d'abord la guerre contre les Grecs. Les Amazones envahirent la Grèce, firent le siège d'Athènes (où elles campèrent sur une colline qu'elles baptisèrent du nom de leur père : l'Aréopage) et furent finalement vaincues. Puis, toujours suite à cette toquade, naquit le jeune Hippolyte, baptisé du nom de sa tante, qui provoqua encore quelques péripéties mythiques et fut à l'origine d'un culte non sans rapport avec la virginité des Amazones et les goûts cynégétiques de leur déesse, Artémis. Enfin, Achille se trouva confronté lui aussi à l'une de leur reine, Penthésilée, sous les murailles de Troie.

Il en triompha et la tua malheureusement juste avant de découvrir son visage et d'en tomber irrémédiablement amoureux, fondant ainsi l'un des épisodes majeurs du mythe.

Elles vivaient au bord du fleuve Amazone qui s'appela plus tard Tanaïs, du nom du fils de l'une d'elles, Lysippé. Celle-ci est donc la première Amazone à avoir fait parler d'elle : son fils se noya suite à la passion incestueuse qu'il nourrissait pour elle, ce qui, d'ailleurs, est peut-être un début d'explication de l'une des caractéristiques des Amazones. Aphrodite, désapprouvant le dégoût du mariage autant que le goût immodéré pour la guerre de Lysippé, la chassa alors, ainsi que ses sœurs, vers d'autres cieux, en l'occurrence au bord du Pont-Euxin, à l'embouchure du fleuve Thermodon, où elles fondèrent Thémiscyre (Terme), puis Sinope. Ce furent d'ailleurs de grandes fondatrices (ce qui est connexe à leur esprit de conquête) : Smyrne, Mytilène, le temple d'Ephèse, Cyrène...
A cette époque où les Grecs combattirent les Amazones (que les Scythes appellent les Oiorpata, de Oior : hommes, et pata : tuer, donc les Tueuses d’hommes), et quand ils les vainquirent à la bataille de Thermodon, ils repartirent en emmenant sur trois de leurs vaisseaux toutes les Amazones qu’ils avaient pu capturer vivantes. En cours de route, elles se mutinèrent et massacrèrent les équipages. Ne sachant pas naviguer, ni se servir d’une voile ou d’un gouvernail, elles dérivèrent et allèrent s’échouer à Cremni, près du lac Maiotis, sur le territoire des Scythes nomades. Elles débarquèrent, progressèrent vers l’intérieur du pays où elles aperçurent une bande de chevaux sauvages dont elles s‘emparèrent et avec lesquels elles se mirent à piller la contrée. Les Scythes, qui n’avaient jamais entendu parler des Amazones, et ne connaissaient ni leur langage ni leur costume, restèrent stupéfaits. « D’où peuvent bien venir ces créatures ? » se demandèrent-ils. Ils les prirent d’ailleurs pour des hommes, ou plutôt pour des adolescents, et engagèrent la bataille. Ce n’est qu’à la fin du combat, en examinant les cadavres, qu’ils s’aperçurent que c’étaient des femmes. Sur quoi ils décidèrent de les épargner et d’envoyer à leur rencontre une troupe de jeunes Scythes. Ces Scythes devaient s’installer à proximité des femmes et se contenter de les imiter. Si elles les poursuivaient, ils s’enfuiraient sans combattre et reviendraient aussitôt l’alerte passée. Tout ceci à seule fin de les « apprivoiser » et d’en avoir des enfants.
Les Scythes partirent et suivirent les instructions reçues. Voyant qu’ils ne marquaient pas d’intentions hostiles, les Amazones les laissèrent tranquilles et, de jour en jour, les deux camps se rapprochèrent insensiblement. Pour la circonstance, les Scythes avaient adopté le genre de vie des Amazones : ils n’avaient avec eux que des armes et des chevaux, et vivaient de chasse et de pillage.
Chaque jour, vers midi, les Amazones s’isolaient dans la nature pour faire leurs besoins. Les Scythes, comme il se doit, en firent autant. Un des Scythes tomba par hasard sur une Amazone, la jeta aussitôt par terre et fit l’amour avec elle sans qu’elle opposât la moindre résistance. Mieux même, elle lui proposa de revenir le lendemain avec un autre, au même endroit ; tout ceci par gestes, puisqu’ils ne pouvaient se comprendre autrement. Le Scythe raconta au camp son aventure et retourna le lendemain au « rendez-vous » avec un camarade. Son Amazone l’y attendait effectivement avec une amie. Dès lors, tous les autres Scythes eurent tôt fait d’ « apprivoiser » le reste des Amazones. Les deux camps n’en firent plus qu’un, chaque Scythe s’installant avec l’Amazone qu’il avait connue en premier.
Les hommes ne purent jamais arriver à parler l’ « amazone », mais les femmes se mirent très facilement au « scythe ». Dès qu’ils purent se comprendre, les Scythes dirent à leurs femmes : « Nous avons des parents dans ce pays, et des biens. Cessons de mener cette existence et revenons chez nous. Vous resterez nos femmes, nos seules femmes, - Impossible, répondirent les Amazones, impossible de cohabiter avec les femmes de chez vous. Nous sommes trop différentes. Nous, nous tirons à l’arc, nous lançons le javelot, nous montons à cheval, nous ne sommes pas des ménagères. Vos femmes, à vous, passent leurs vies enfermées dans leurs chariots à s’occuper du ménage au lieu d’aller à la chasse. Si vous tenez à nous garder, retournez chez vous, prenez les biens qui vous appartiennent et revenez ici ».
Les Scythes s’exécutèrent et revinrent chez les Amazones avec leurs biens. Maintenant que nous vous avons séparés de vos familles et que nous avons à moitié pillé votre pays, leur dirent les femmes, mieux vaut ne pas nous attarder dans ces parages. Quittons ce pays, traversons le Tanaïs et installons-nous par là ». Les Scythes acceptèrent une fois de plus, et tout le monde partit ver le Tanaïs. Ils traversèrent le fleuve et s’avancèrent, en direction de l’est, jusqu’à des régions situées à trois jours de marche du Tanaïs, et à trois jours au nord du lac Maiotis.
Voilà pourquoi, de nos jours, les femmes Sauromates, à l’image de leurs aïeules, les Amazones, montent encore à cheval, vont à la chasse, font la guerre et s’habillent comme des hommes. Les Sauromates parlent le scythe, mais un scythe déformé, tel que le parlaient les Amazones. Pour pouvoir se marier, les vierges Sauromates doivent tuer d’abord un ennemi, ce qui fait que beaucoup meurent vieilles filles, faute d’avoir rempli cette condition. Ces mêmes Amazones d'Asie, dites alors scythes, sont donc aussi les fondatrices de diverses cités et, donc, à l'origine des légendes s'y rapportant. Citons Opsikion, en Lydie, qui nous amène au mythe d'Omphale, sa reine, qui, cause ou conséquence de son neuvième Travail, asservit Héraklès ; Mytilène, sur l'île de Lesbos, où les femmes dominèrent, dit-on, autant dans les mœurs qu'en politique ; Ephèse où les Amazones bâtirent, sous un hêtre, le temple d'Artémis et en devinrent les prêtresses, provoquant par cet acte éminemment symbolique, compte tenu des attributs de cette déesse, la fusion entre leur justification sociale matriarcale et le culte lunaire de la Grande Mère ; Enfin, Cyrène, dont la proximité du lac Tritonis laisse supposer, malgré le point de vue de Diodore, une très nette parenté, voire une identité avec leurs sœurs lybiennes dont le pays d'origine était une île, Hespêra, située au milieu de ce lac aujourd'hui disparu.
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MessageSujet: Chapitre 17: Les Amazones l'Histoire et la mythologie   Lun 26 Jan - 8:44

LES AMAZONES
L’HISTOIRE ET LA MYTHOLOGIE

L’ORIGINE

Dans un très lointain passé de multiples guerres faisaient encore rage sur la terre. Alors que l’égo luciférien ne dominait pas encore la conscience de l’homme certaines femmes aguerries avaient développé l’art de faire la guerre et menaçait la survie même de la première domination patriarcale issue des temps reculés de la préhistoire. Réalité historique ou mythologie, l’existence des Amazones met cependant en lumière le rôle obscur de la femme au travers des âges vis-à-vis le cheminement évolutif du mâle.

Ram ce héros légendaire des Gallo-Celtes confondu abusivement avec le Yima iranien et le Rama hindou par Saint-Yves d’Alveydre, Fabre d’Olivet et Schure, l’on fait naître sous le signe du Bélier, signe astrologique des chefs. En ce temps-là la Gaule avait subi la névrose religieuse d’un matriarcat décadent, celui de druidesses abusives. La religion n’avait plus de valeur cosmique et ces prophétesses, surtout celles de l’île de Sein, captaient une longueur d’ondes infernale (mais de quelle véritable origine, sinon des faux Dieux que sont les Conspirateurs du Mensonge cosmique). Aux ombres des ancêtres, en errance aux Enfers, elles offraient le sang des mâles! Et, toujours, étaient désignés, soi-disant par l’Oracle, les hommes à vocation de chef. La médiumnité diabolique des sorcières (prêtresses du Matriarcat) pressentait leur existence et donnait à leur sacrifice le caractère d’un privilège : ils seraient les Messagers du Peuple auprès des ancêtres, jolie imposture. Ram appartenait à la caste des Aramons, une ethnie archaïque, sans doute celtibère et parente des Rômes (Tsiganes et Gitans). Ayant mis en doute la valeur spirituelle de l’Oracle, celui-ci le désigna pour être sacrifié sur les tables de pierre. A Carnac en Bretagne existe encore une dalle où les élus étaient saignés par des femmes hystériques. Par son refus Ram, fut acculé à la guerre civile. Mais optant pour la fuite et, à la tête des meilleurs guerriers des Gaules, il partit à la conquête de l’Orient. Certaines versions racontent que Ram mit alors un terme final au Matriarcat et que ce fut le début du règne patriarcal actuel par l’avènement de la cinquième race indo-européenne.

Parfois la réalité dépasse la fiction, le royaume du Dahomey dont l'histoire et la périodisation sont assez bien connues. Ce royaume qui dura un peu moins de 300 ans et dont l’histoire agitée fut lié à la guerre. En 1894, au début de la guerre entre les troupes du Général Dodds et celles du royaume d'Abomey, l'armée comptait environ 4000 amazones, réparties en trois brigades. "Elles sont armées de coupe-coupe à deux tranchants et de carabines Winchester. Ces amazones font des prodiges de valeur ; elles viennent se faire tuer à trente mètres de nos carrés" (Capitaine Jouvelet, 1894).

Composé de femmes guerrières, le corps des Amazones aurait été créé par le roi Agadja (1708-1740). Son père, le roi Houégbadja, avait déjà créé un détachement de "chasseresses d'éléphants" qui faisait également fonction de gardes du corps. Mais Agadja en fit de vraies guerrières. E. Chaudoin, dans «Trois mois de captivité au Dahomey», les décrit ainsi en 1891 :
"Elles sont là, 4000 guerrières, les 4000 vierges noires du Dahomey, gardes du  corps du monarque, immobiles aussi sous leurs chemises de guerre, le fusil et le couteau au poing, prêtes à bondir sur un signal du maître. Vieilles ou jeunes, laides ou jolies, elles sont merveilleuses à contempler. Aussi solidement musclées que les guerriers noirs, leur attitude est aussi disciplinée et aussi correcte, alignées, comme au cordeau".

D'après A. Djivo, dans Guézo, la rénovation du Dahomey, certaines femmes s'enrôlaient volontairement, d’autres, difficiles dans le ménage et dont les maris s'étaient plaints au roi, étaient enrôlées d’office. Le service militaire les disciplinait et la force de caractère qu’elles manifestaient dans la vie conjugale pouvait s'exprimer dans l’action militaire. Sur les champs de bataille, elles protégeaient le roi et prenaient activement part aux combats, sacrifiant leur vie au besoin. Guézo leur disait : "Quand vous allez en guerre, si vous êtes faites prisonnières, vous serez sacrifiées et vos corps deviendront de la nourriture pour les charognards et les hyènes."
Elles ne pouvaient ni se marier ni avoir d’enfants tant qu’elles étaient dans l’armée : elles étaient formées à la guerre et elles devaient en principe y consacrer leur vie.
"Nous sommes des hommes, non des femmes. Celles qui rentrent d’une guerre sans avoir conquis doivent mourir. Si nous battons en retraite, notre vie est à la merci du roi. Quelle que soit la ville à attaquer, nous devons la conquérir ou nous enterrer nous-mêmes dans ses ruines. Guézo est le roi des rois. Tant qu’il vivra nous ne craindrons rien".
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Chapitre 17: Les Amazones l'Histoire et la mythologie
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