LUCIFER ET LA FEMME

Lucifer et la femme: Le Mensonge de l'homme
 
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 Lucifer et Ahriman

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Sergio
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MessageSujet: Lucifer et Ahriman   Jeu 17 Nov - 9:12


Voilà un texte des confé de Rudlolf Steiner dont j'ai le bouquin et qui vraiment est très enrichissant.
Lucifer & Ahriman

Aujourd’hui, il relativement facile de parler des questions d’actualité en parlant de toute sortes de connaissances extérieures que l’on tient pour scientifiques, pratiques, et ainsi de suite. Mais il est extraordinairement difficile de parler des ces questions lorsqu’on connaît la science dite initiatique, d’où provient cependant tout ce que nous avons à dire en des lieux comme celui qui, de nouveau, nous rassemble ce soir. Car celui qui parle de nos jours en se plaçant au point de vue de la science initiatique sait non seulement qu’il a contre lui, en grande majorité, les opinions fortuites et subjectives de ses auditeurs, mais encore que tout une partie de l’humanité est déjà dominée, d’une manière ou d’une autre, par des influences cosmiques ahrimaniennes qui sont très fortes et qui le deviendront de plus en plus.
E que je voudrais vous faire comprendre par ces paroles, je ne puis guère l’exposer qu’en vous donnant tout d’abord une sorte d’aperçu historique sur une vaste période de l’évolution humaines.

Vous savez déjà, par les diverses considérations que vous avez entendues ici – et que vous trouverez consignées dans mes cycles de conférences -, que l’époque dans laquelle nous vivons (1919) et dont nous nous sentons les contemporains, a commencé au milieu du 15ème siècle. Nous avons toujours désigné cette époque dont nous ne vivons en réalité que le début (1919), sous le terme de 5ème époque post-atlantéenne ; elle a succédé à une autre époque, la 4ème, dite gréco-latine, qui dura du 8ème siècle avant le Christ jusqu’au milieu de notre 15ème siècle. Auparavant, il y avait eu l’époque égypto-chaldéenne. Je vous résume ces choses brièvement, afin que vous puissiez voir comment l’époque actuelle s’est insérée dans le devenir global de l’humanité.

D’autre part, nous savons que le Mystère du Golgotha eut lieu lorsque le premier tiers de l’époque gréco-latine se fut écoulé. Et nous avons caractérisé, à divers points du vue très différents, ce qui s’est passé, lors de ce Mystère, dans l’humanité. À présent, nous porterons nos regards en arrière, beaucoup plus loi – environ au début du 3ème millénaire avant le Christ. Vous savez combien sont rares les documents historiques qui nous renseignent sur ces phases précoces de l’évolution humaine terrestres. Vous savez aussi que ces documents nous indiquent l’Orient, et spécialement l’Asie, comme territoires des premières civilisations. Et vous savez enfin que, plus on recule dans le passé, plus in rencontre de constitutions physiques humaines qui diffèrent de la nôtre. Nous arrivons à admettre qu’une très ancienne sagesse fut la base de cette évolution. D’autre part, certaines traditions furent gardées dans des cercles secrets très restreints, jusqu’au 6ème siècle environ, et ces traditions, souvent déformées, ont même été conservées jusqu’à nos jours : elle proviennent d’une sagesse originelle, immémoriale.

Lorsque, de nos jours, onp rend connaissance de l’une ou de l’autre de ces traditions, on s’étonne de la profondeur des réalités qu’elles révèlent. Mais vous savez aussi qu’à cette doctrine de sagesse, largement répandue, s’opposa la conception toute différente de l’ancien peuple hébraïque-juif, si bien qu’on peut appeler « païenne » la doctrine de sagesse originelle, et « juive » celle des peuples hébreux. C’est cet élément juif qui a donné naissance au christianisme.

De ces données extérieures, vous pouvez déjà déduire un fait important que je vous prie de retenir aujourd’hui (1919) : Il fut nécessaire, pour l’évolution humaine, d’opposer à l’antique élément païen l’élément juif dont est sorti, du moins partiellement, le christianisme. L’antique sagesse païenne ne devait pas agir seule sur l’évolution ultérieure de l’humanité. Pourquoi cette antique sagesse païenne, qui fut si admirable sous bien des rapports, dut-elle subir une transformation ?

Cette question ne peut être résolue par la science initiatique qu’en faisant allusion à un évènement décisif qui eut lieu loin à l’Est, en Asie, au début du 3ème millénaire avant le Christ. Là, le regard clairvoyant rétrospectif constate qu’une entité suprasensible s’incarna dans un être humain, - de même qu’au début de notre ère, l’entité suprasensible du Christ s’incarna dans l’homme Jésus de Nazareth. Il est extrêmement difficile de retrouver cette incarnation du 3ème millénaire. Elle donna à l’humanité quelque chose de très brillant, de très lumineux, qui fut précisément la sagesse païenne dont je viens de parler. Pour la caractériser de l’extérieur, nous dirons que c’était une sagesse profonde, mais froide, faite surtout d’idées, et assez pauvre en sentiments. On ne peut juger cette sagesse sans se reporter expressément à cette incarnation, loin dans l’Asie, au 3ème millénaire avant le Christ, car le regard clairvoyant est témoin que ce fut une véritable incarnation humaine de Lucifer, de la puissance luciférienne.

Ce qui émana de cette impulsion culturelle, luciférienne, continua à agir jusque dans l’époque grecque. À ce stade, cette sagesse luciférienne fut éminemment profitable à l’humanité. C’était une culture brillante, nuancée selon les peuples et les races, nettement reconnaissable à travers toute l’Asie, puis dans les civilisations de l’Égypte et de Babylone, et enfin dans l’hellénisme.

Dans les cultures, la pensée des hommes, leur poésie, leur art, leurs intentions volontaires, - tout fut conditionné, d’une certaine manière, par l’intervention de Lucifer.

Bien entendu, il serait très grossier de dire : c’était une incarnation de Lucifer, et nous devons la fuir ! Il faudrait fuir alors tout ce qui est apparu de beau et de grand grâce à ce courant luciférien, et notamment de beauté de l’art hellénique. La pensé gnostique, qui existait déjà quand le Mystère du Golgotha eut lieu, était une philosophie pénétrante, qui éclairait les choses de l’univers en profondeur. Or, toute la philosophie gnostique s’est formée sous l’influence des forces lucifériennes. On n’a pas le droit de dire qu’elle est fausse, parce qu’elle est luciférienne ! Elle est seulement parcourue de forces lucifériennes, qui lui impriment un certain caractère.

C’est bien plus de 2000 ans après l’incarnation de Lucifer qu’eu lieu le Mystère du Golgotha. Les êtres humains parmi lesquels il se propagea étaient encore tout imprégnés de l’influence luciférienne dans leurs pensées et dans leurs sentiments. Alors, surgit dans l’évolution de l’humanité cet élément tout autre qu’était l’impulsion du Christ. Nous avons dit, bien souvent déjà, ce que cette impulsion du Christ signifia pour l’humanité civilisée. Cette impulsion fut reçue par des âmes modelées par l’influx luciférien. Elle s’est, pour ainsi dire, allumée dans la lumière que Lucifer avait donnée aux hommes. Et pendant les premiers siècles chrétiens, c’est avec tout ce que les hommes avaient recueilli de luciférien qu’ils comprirent le Christ. Il faut l’admettre sans aucun préjugé, sinon, il est impossible de comprendre la nuance particulière avec laquelle l’impulsion du Christ fut adoptée alors.

Ensuite, l’impulsion luciférienne s’affaiblit de plus en plus dans les âmes humaines, mais les hommes devinrent aussi de moins en moins capables d’accueillir correctement l’impulsion du Christ. Songez-y, tant de choses sont devenues matérialistes au cours des temps modernes ! Et si vous demandez : qu’est-ce qui est devenu le plus matérialiste ? Je répondrai que c’est une grande partie de l Théologie chrétienne moderne. Car cette Théologie s’adonne au matérialisme le plus absolu, lorsqu’elle ne veut plus voir dans Jésus de Nazareth l’entité du Christ, mais seulement l’homme, le « modeste charpentier de Nazareth » ! L’homme que l’on peut comprendre sans prendre la peine de se hisser bien haut ! Plus on en vient à considérer Jésus de Nazareth comme un homme ordinaire, et à l’insérer dans la liste des autres grands personnages historiques, plus la Théologie moderne flatte les tendances matérialistes.

Cette théologie n’admet plus que très peu de chose au sujet de l’entité suprasensible du Christ, et de l’événement suprasensible que fut le Mystère du Golgotha.

La nuance luciférienne des idées et des sentiments sombra donc de plus en plus dans les âmes humaines. En revanche, au cours des temps modernes, ce que nous appelons l’impulsion ahrimanienne se fit sentir de plus en plus, et elle se renforcera toujours davantage dans le proche avenir, puis dans l’avenir lointain. L’impulsion ahrimanienne procède d’une entité suprasensible bien différente de Lucifer, et aussi du Christ. Ce n’en est pas moins une entité suprasensible, mais on pourrait aussi la qualifier de « sous-sensible ». Peu importe le terme qu’on emploie ! Son influence est devenue particulièrement forte pendant les débuts de la 5ème époque post-atlantéenne, et elle ne cesse de grandir. Et quand nous considérons les égarements de ces dernières années (1919), nous nous apercevons que les hommes y ont été entraînés surtout par les puissances ahrimaniennes.

De même qu’il y eut une incarnation de Lucifer au début du 3ème millénaire avant le Christ, de même qu’il y eut l’incarnation de l’entité-Christ au début de notre ère – de même il y aura, en Occident, cette fois, quelque temps après nos incarnations terrestres actuelles, une incarnation de l’être ahrimanien. Ce sera, à peu près, au début du troisième millénaire après le Christ. On ne peut donc comprendre équitablement le déroulement de l’évolution humaine pendant ces six millénaires qu’en plaçant, à son début, une incarnation d’Ahriman.

Lucifer est la puissance qui excite dans l’homme toutes les exaltations, tous les faux mysticismes, l’orgueil qui pousse l’homme à s’élever au-dessus de lui-même, et –physiologiquement -, tout ce qui trouble l’ordre du système sanguin de l’homme, pour le faire sortir de lui-même.

Ahriman est la puissance qui rend l’homme aride, prosaïque, « philistin » - qui ossifie (rendre insensible, endurcir) exagérément les corps et qui entraîne l’homme aux superstitions matérialistes.

La tâche propre de l’être humain est essentiellement de se maintenir en équilibre entre les puissances lucifériennes et les puissances ahrimaniennes ; et l’impulsion du Christ aide l’humanité actuelle à garder cet équilibre.

Ainsi, ces deux pôles, le luciférien et l’ahrimanien, sont présents en permanence dans les hommes, mais, historiquement, nous constatons que le pôle luciférien a prévalu dans certains courants culturels de l’Antiquité et jusque dans les premiers temps chrétiens – tandis qu’Ahriman agit de plus en plus fortement depuis le milieu du 15ème siècle et se manifestera toujours davantage, jusqu’à ce qu’il ait une véritable incarnation charnelle dans l’humanité occidentale.

Mais ce qu’il importe surtout de voir, c’est que de tels événements se préparent longtemps à l’avance. Les puissances ahrimaniennes influencent l’évolution actuelle de l’humanité, de telle manière que cette humanité puisse succomber le plus possible à sa tentation, le jour où Ahriman apparaîtra sous forme humaine dans la civilisation de l’Ouest – il est vrai qu’à ce moment, elle ne pourra plus guère être appelée une civilisation. Ce que Lucifer fit autrefois en Chine et ce que l’entité du Christ fit plus tard dans le Proche-Orient, Ahriman le fera, à sa manière, dans l’Ouest. Il ne sert à rein de s’illusionner sur ces choses. Ahriman apparaîtra sous une forme humaine. Tout dépendra alors de la préparation qu’il aura fait subir aux hommes.

Subjuguera-t-il toute l’humanité civilisée, ou bien les hommes seront-t-ils en état de lui résister ? De nos jours, les hommes se détournent de ces vérités, ils les fuient, et l’on ne peut guère les leur révéler tout à fait sans fard, car on serait raillé, ridiculisé, honni ! Mais quand on tente de faire connaître ces mêmes vérités sous une autre forme – celle de la doctrine dite « tripartition de l’organisme social », comme je l’ai essayé dernièrement, on n’est pas écouté de la grande majorité des hommes. Or, le fait de refuser ces vérités est justement un des moyens dont peuvent se servir les puissances adverses, pour qu’Ahriman, lorsqu’il apparaîtra sous forme humaine, trouve sur terre un nombre énorme d’adhérents et de partisans. Cette propension à détourner les yeux des vérités les plus importantes sera pour Ahriman la meilleure des armes, un excellent atout qui risque d’assurer la réussite de son incarnation. Car, voyez-vous, nous n’avons pas d’autre remède en cette occurrence que le fait d’apprendre à connaître librement la nature d’Ahriman et les armes que l’homme peut employer contre lui. Nous allons donc aujourd’hui jeter un premier regard sur des moyens qui favoriseraient le succès d’Ahriman – déjà préparé du haut de monde suprasensible, par l’intermédiaire des âmes humaines.

Un de ses moyens, c’est d’empêcher que les hommes percent à jour la fausseté de certains représentations ou pensées qui se sont largement répandues.
Vous savez qu’il y a une grande différence entre la manière dont un homme des temps égyptiens ou grecs se sentait inséré dans le Cosmos, et la manière dont on s’y sent inséré depuis la fin du Moyen Âge ou le début des temps modernes. Un Égyptien cultivé savait qu’il n’était pas uniquement constitué par les ingrédients de la terre, tels qu’ils sont dans le règne animal, dans le règne végétal et le règne minéral. Il percevait en lui-même des forces agissantes provenant des étoiles. Il se sentait un membre du Cosmos tout entier. Il éprouvait ce Cosmos, non seulement comme un être vivants, mais encore comme un monde d’âme et d’esprit. Des entités spirituelles du Cosmos vivaient dans sa conscience. Tout cela s’est perdu au cours de l’évolution moderne de l’humanité. L’homme d’aujourd’hui, sur terre, lève les yeux vers le monde des astres, il le voit rempli d’étoiles fixes, de soleils, de planètes, de comètes, etc. Mais par quel moyen cherhce-t-il à embrasser tout ce qui, là-haut, dans l’espace universel, semble le regarder ? – il cherche à l’embrasser par la mathématique, ou tout au plus, par la mécanique. Il dénie toute vie, toute âme et tout esprit à ce que se situe autour de la terre. Il n’y voit qu’un grand mécanisme, compris à l’aide des lois de la mécanique et de mathématique. Grâce à ces lois, nous le comprenons merveilleusement ! – Certes, l’investigateur spirituel est bien placé pour pouvoir rendre justice aux travaux d’un Galilée, d’un Képler et de bien d’autres… mais ce qui pénètre ainsi dans l’entendement des hommes, dans la conscience des hommes, c’est le tableau d’un univers réduit à un grand mécanisme.

Seul celui qui connaît l’homme dans la totalité de son être peut réellement savoir ce que cela signifie. Les astronomes, les physiciens, savent que l’homme les croira, à coup sûr, tant qu’il est à l’état de veille, du matin jusqu’au soir ; mais il y a des profondeurs subconscientes que l’homme éveillé n’atteint pas, qui n’en font pas moins partie de son existence et dans lesquelles il vit pendant tout son sommeil. Là, son âme accueille des révélations tout à fait différentes au sujet de l’univers ! Même si l’homme éveillé ne sait rien de ce qui se déroule là, ces choses n’en sont pas moins existantes, et elles vivent en lui. Bien des désordres dont souffre l’homme moderne proviennent de cette discordance entre ce que son âme vit dans l’univers pendant ses heures de sommeil et ce que sa conscience de veille accepte comme seul réel.

Voici donc ce que la science spirituelle d’orientation anthroposophique : Oui, ce que Galilée, Képler et leurs successeurs ont apporté à l’humanité, c’est une doctrine puissante, grandiose – mais ce n’est aucunement une vérité absolue ! C’est seulement un aspect de l’univers, une de ses faces, vue sous un certain angle ! Les hommes modernes, dans leurs vanités, proclament que le système de Ptolémée était un enfantillage. Selon eux, leurs ancêtres, lorsqu’ils se contentaient d’une telle astronomie, étaient encore des enfants. Ils ajoutent : « Depuis lors, nous avons progressé magnifiquement ! Nous avons progressé jusqu’aux étoiles… et notre manière de voir est la seule juste, la seule absolue ! » Elle n’est qu’un aspect unilatéral de la réalité. Toute cette mathématique, toute cette mécanique, ne livrent finalement, elles aussi, que des illusions – jamais aucune vérité absolue. Nous avons besoin de ces illusions, parce que l’humanité, dans ses phases évolutives, doit recevoir différents formes d’éducation. Les illusions mathématiques lui sont nécessaires – pédagogiquement, en quelque sorte – dans l’état actuel des choses, et nous devons les acquérir, tout en sachant bien davantage encore, lorsque nous extrapolons et prolongeons notre système dans le domaine du microscopique et de l’infiniment petit, lorsque nous tentons de créer une doctrine atomique ou nucléaire qui apparaît comme une reproduction, en petit, du système des astres. Oui, lorsqu’on veut juger équitablement cette science moderne, dans la mesure où elle professe ce que je viens de dire - on est obligé de reconnaître que tout y est illusion.

Or, Ahriman, pour que son incarnation remporte un succès maximum, a le plus grand intérêt à ce que les hommes se perfectionnent dans cette science illusoire et que jamais ils ne la percent à jour. Ahriman a le plus grand intérêt à perfectionner les hommes dans les mathématiques, sans jamais leurs laisser voir que les mathématiques et mécaniques de l’univers sont loin de correspondre à des réalités. Ahriman a le plus grand intérêt à enseigner aux hommes la chimie, la physique, la biologie, etc… telles qu’elles sont présentées de nos jours – et admirées à juste titre -, tout en lui faisant croire qu’elles correspondent à des vérités absolues, alors que ce ne sont que des points de vue partiels, comme le sont des photographies prises d’un seul côté. Quand on photographie un arbre d’un seul côté, l’image peut être exact, mais elle ne donne pas une perception totale de l’arbre. Quand on le photographie des quatre côtés, on a déjà une meilleure perception. Ahriman a le plus grand intérêt à dissimuler aux hommes que la science intellectuelle et rationaliste d’aujourd’hui, avec l’empirisme quasi-superstitieux qui est à la base, n’est dans son ensemble qu’une grande illusion, une grande duperie ! Ahriman pourrait connaître un triomphe universel, s’il faisait prédominer partout ces vues et cette mentalité jusque dans le début du 3ème millénaire. Aujourd’hui, les hommes veulent même organiser leur science sociale d’après ces points de vue et cette mentalité. S’ils y parviennent, Ahriman s’incarnera sous dorme humaine au sein de la civilisation occidentale, telle qu’elle sera devenue, c’est-à-dire au sein de la superstition scientifique la plus avancée…
Mais voyez-vous, il ne faut pas tirer des déductions erronées de ce que je vous dis là ! Ce serait une faute grave que de vouloir bouder, éviter la science de notre temps, Rien ne serait plus préjudiciable ! Il faut, au contraire, bien connaître cette science. Il faut se familiariser avec tout ce qu’elle apporte, mais savoir très consciemment que ce sont des illusions. De telles illusions sont nécessaires à la formation, à l’éducation actuelle de l’humanité, et nous ne nous préserverons pas de l’influence ahrimanienne en les dédaignant, en les ignorant. Nous avons besoin de ces illusions superficielles – u très grands besoin. Seulement, il faut, grâce à la Science spirituelle, et d’un tout autre point de vue, remplir ce tissu illusionnaire avec des réalités vraies et profondes. Consultez à ce sujet mes cycles de conférences : vous verrez que j’ai toujours et partout tenté de rester en accord avec la science contemporaine, mais que j’ai essayé d’élever vos pensées jusque dans une sphère différente. N’est-ce pas, vous ne pouvez pas souhaiter que l’arc-en-ciel disparaisse, parce que vous avez reconnu qu’il est une illusion d’optique, une illusion colorée ! Vous ne connaîtrez cet arc-en-ciel que si vous connaissez à fond son apparence illusoire. Mais il en est ainsi de toutes les représentations que la science actuelle nous donne du monde ; elle ne transmet que des illusions et il s’agit de bien le connaître. Ce faisant, on arrive à se former, à s’éduquer, grâce aux illusions, et à atteindre la réalité du monde spirituel qui les sous-tend.

Voyez-vous, c’est là un des moyens dont dispose Ahriman pour rendre sa future incarnation aussi efficace que possible : entretenir chez les hommes la superstition scientifique.

Un autre moyen dont il dispose, c’est d’attirer tous les penchants des hommes à se scinder en groupes, à se diviser en petits groupements. Vous n’avez qu’à constater, dans la vie actuelle, l’importance des parties de groupuscules dressés et ligués les uns contre les autres. Et vous reconnaîtrez, si vous êtes sans préjugé, que ces parties ne sont pas explicables par les simples lois de la nature humaine. Quand les hommes voudront, un jour, s’expliquer loyalement sur la récente guerre mondiale, ils n’y parviendront pas en faisant seulement appel aux discordances humaines ; ils verront que c’est impossible ; ils verront qu’on ne peut pas la comprendre à partir de qui existe sur le plan physique ; c’est là, justement, un cas, où se montre nettement comment travaillent les puissances extra-humaines, les puissances ahrimaniennes.
Ces puissances ahrimaniennes, elles se déchaînent partout où il surgit des litiges, des discordes, entre les groupes humains. Sur quoi repose la majeure partie de ces discordes ? Penons un exemple tout à fait caractéristique : Le prolétariat moderne a eu son Karl Marx. Examinez attentivement la théorie de Karl Marx et comment elle s’est répandue dans le prolétariat moderne. Examinez la littérature marxiste, dont l’abondance est presque incommensurable... Vous y trouvez le ton habituel des considérations scientifiques, utilisé de la façon la plus percutante ; tout, dans le marxisme, est strictement démontré – si strictement qu’aujourd’hui déjà, des gens dont non e l’aurait pas attendu sont tombée de ce piège. Quel a été, en somme, le destin du marxisme ? – d’abord, il s’est répandu dans le prolétariat ; il a été sévèrement réprouvé par la science universitaire ; un certain nombre de savant universitaires n’ont pas échappé à sa logique et en peuvent plus s’en libérer, car ils sont convaincus que ses raisonnements sont justes. En effet, avec la mentalité et les méthodes de pensée actuelle, on peut très rigoureusement démontrer le marxisme. Les milieux bourgeois n’ont pas eu un Karl Marx pour faire la démonstration contraire. Mais, tout aussi bien que l’on peut démontrer d’un point de vus marxiste le caractère idéologique du Droit et de l’Usage, la théorie de la plus-value, et en fin, le matérialisme historique, etc. – tout aussi bien on peut, sur tous ces points, démontrer le contraire. Il aurait été tout à fait possible qu’un Karl Marx « bourgeois » soit venu prouver, tout aussi rigoureusement, le contraire de ce qu’à prouvé Marx ! Cela, sans aucun truc, sans aucune duperie, par des raisonnements juste set sans défaut…

D’où cela vient-il ? – Cela vient de ce que la pensée humaine actuelle, l’intellect, évolue à de tels niveaux de l’existence qu’il ne peut aucunement parvenir à des réalités. C’est pourquoi l’on peut aussi bien démontrer une chose que son contraire. Ainsi, i l est aujourd’hui possible de démontrer le spiritualisme tout aussi strictement que le matérialisme. Et l’on peut se battre les uns contre les autres, au nom de principes également excellents, ou également mauvais. L’intellect actuel travaille sur un plan superficiel, artificiel, et ne descend pas dans les profondeurs de l’existence. Telles sont les opinions que défendent les parties divers ; l’homme qui ne le voit pas se laisse embrigader dan un certain parti pour des raisons d’éducation, d’hérédité, de position sociale ou d’autres circonstances, et il croit – sincèrement, dit-il – à la force démonstrative des principes que proclame le parti dans lequel il a « glissé »… Il combat alors d’autres hommes, qui ont « glissé » de la même manière dans un autre parti. Et le premier est tout aussi bien dans son bon droit que les seconds. Cela provoque dans l’humanité un véritable chaos, des schismes qui s’accentueront de plus en plus, si on ne réagit pas à temps. Or, ne chaos est un des grands atouts dont se sert Ahriman pour préparer le succès de sa future incarnation. Oui, nous devons reconnaître que tout est démontrable ! Néanmoins, dans les sciences de la nature, dans la science naturelle au sens large de ce terme, la réalité se manifeste par des faits – tandis que dans les autres branches, on a le droit de trouver valable tout ce qui peut être intellectuellement démontré. On n’échappe à la tentation ahrimanienne, qui tend à enfoncer les hommes de plus en plus profondément dans l’erreur, que lorsqu’on a compris que le savoir humain, la connaissance humaine, se situent à un niveau plus profond. C’est ce que fait la Science spirituelle anthroposophique.

Mais Ahriman utilise aussi, à notre époque, pour chaotiser la vie de l’humanité, tout ce qui subsiste encore des anciens liens héréditaires auxquels l’homme, à vrai dire, s’est déjà soustrait depuis qu’il est entré dans la 5ème époque post-atlantéenne. Tous les vestiges de ces anciennes discriminations de famille, de race. De lignée, de peuple, etc., Arhiman l’exploite pour allumer la discorde. Ne vient-on pas de revendiquer « la liberté pour chaque tribu, fût-elle la plus petite » ? C’était là une belle devise. Mais ce sont toujours de belles devises qu’emploie al puissance ahrimanienne pour approfondir les schismes entre les hommes et pour atteindre les buts de son incarnation.
Qu’est-ce donc, qui excite les peuples les uns contre les autres ? Voici la réponse : c’est la tentation ahrimanienne. Et dans ce domaine, rien n’est plus facile que de duper les hommes. Ils refusent de descendre dans des couches profondes de la réalité. Et, voyez-vous, Ahriman se prépare depuis longtemps déjà ; depuis la Réforme et depuis la Renaissance. C’est à ce moment qu’on a vu surgir, dans la civilisation moderne, le type d’homme que l’on que l’on a très justement appelé l’homo economicus. Il s’agit là d’une simple donnée historique. Si vous reculez dans des temps plus anciens, dont je vous ai montré tout à l’heure les caractéristiques lucifériennes, vous n’y trouverez pas l’homo economicus. Quels étaient alors les types dominants ? C’étaient les initiés ! Les Pharaons d’Égypte, les suzerains de Babylone, les empereurs de l’Extrême-Orient – touts étaient des initiés. Puis vient la domination du type sacerdotal, qui dura, en réalité, jusqu’à la Réforme et jusqu’à la Renaissance. Depuis lors, c’est l’home ecomonicus qui est le maître. Les gouvernants ne sont plus que les hommes de main de l’homme économique. Car il ne faut pas croire que les chefs d’États, aujourd’hui, sont autre chose que des hommes de main de l’homme économique. Les changements qui sont survenus dans la Loi et dans le Droit –si on les étudie en profondeur -, n’ont été que des conséquences de la pensée de l’homme économique. Au 19ème siècle apparut une nouvelle variété de cet homme économique ; l’homme des Banques, l’homme dont la pensée est essentiellement bancaire. C’est alors que s’institua totalement le système économique actuel, où l’hégémonie de l’argent l’emporte sur tout le reste. Il faut étudier ces choses d’une manière empirique, expérimentale.
J’ai exposé tout cela déjà, ici-même, dans ma deuxième conférence publique. On souhaiterait pouvoir l’étudier plus en détail ; on verrait alors ce que signifie la suprématie absolue de l’économie. Elle est pour Ahriman un nouveau moyen de subjuguer l’humanité. Si les hommes ne voient pas la nécessité de créer, à côté de l’ordre économique et bancaire, un État purement juridique et une Instance purement spirituelle, alors Ahriman aura un atout de grande envergure pour assurer le triomphe de son incarnation.

Tels sont les moyens qu’Ahriman peut utiliser auprès d’une vaste catégorie d’êtres humains. Mais il existe aussi une autre catégorie de personnes qui facilitent dans le même individu.

Voyez-vous, dans la vie réelle, les erreurs complètes sont souvent graves que des demi-vérités ou des quarts de vérité ! Car les erreurs totales sont vite reconnues et rectifiées, tandis que les moitiés ou les quarts de vérité subsistent. Et les résultats peuvent en être très graves.

Il y a aujourd’hui bien des gens qui ne voient pas le caractère illusoire et unilatéral de la conception copernicienne du monde. Ils trouvent commode de s’en contenter. Nous avons montré tout à l’heure à quel point ils ont tort. Mais il y a une autre catégorie de personnes qui professent une demi-vérité. Si étrange que cela puisse paraître, il s’agit des gens qui ne veulent connaître le monde qu’à travers l’Évangile, et qui refusent tout autre chemin d’accès à la réalité.

L’Évangile a été donné aux hommes des premiers siècles chrétiens. Croire aujourd’hui que l’Évangile peut nous transmettre tout le christianisme, c’est une demi-vérité – c’est donc également une demi-erreur, qui obnubile les hommes et qui met aux mains d’Ahriman une armes redoutable.

Ils sont nombreux, encore aujourd’hui, ceux qui disent – prétendument par humilité chrétienne, mais en réalité par orgueil : « Oh ! nous n’avons pas besoin d’aucune Science spirituelle ! La simplicité, la naïveté même de l’Évangile suffisent à nous transmettre la part d’éternité dont chaque homme a besoin ! » C’est bien souvent un terrible orgueil qui s’exprime par de telles professions de fois. Et cet orgueil, Ahriman en l’emploi. N’oubliez pas qu’à l’époque où ont été rédigés les Évangiles, les hommes étaient encore tout imprégnés de luciférisme dans leurs pensées, leurs sentiments et leurs manières d’agir. S’ils purent comprendre les Évangiles, c’est grâce à la Gnose luciférienne. Mais concevoir les Évangiles dans ce sens ancien, ce n’est plus possible de nos jours, surtout étant données leurs traductions défectueuses. Il n’est pas possible d’en extraire une véritable compréhension du Christ. C’est pourquoi celle-ci est si rare, de nos jours, dans les Églises chrétiennes. Il est nécessaire d’approfondir par la Science spirituelle le texte des Évangiles, si l’on veut parvenir à une connaissance du Christ réel.

Certes, il est intéressant de comparer entre eux les quatre Évangiles et de découvrir leur véritable contenu, mais prendre ce texte tel qu’il est, tel qu’il est tel qu’il est enseigné, et tel que le prennent d’innombrables personnes, cela ne conduit pas au Christ, cela éloigne du Christ, de plus en plus. À quel résultat parvient-on par le seul Évangile, sans approfondissement par la Science spirituelle ? On arrive à percevoir une certain Christ, mais ce n’est pas la réalité du Christ. Seul une Science spirituelle peut conduire aujourd’hui à la réalité du Christ ! Car ne que procure l’évangile, de nos jours, ce n’est qu’une image subjective du Christ, une hallucination du Christ ! Ou disons, si vous le préférez, une vision du Christ. C’est une image subjective, et non une réalité. Il existe donc, à notre époque, un chemin qui passe par l’Évangile et qui conduit à une hallucination du Christ,. C’est la raison pour laquelle la Théologie moderne est devenue si matérialiste. Les théologiens se sont demandé : « Que pourrions-nous faire jaillir de cet Évangile ? » et ils ont répondu : « quelque chose de semblable à l’hallucination de Saint Paul sur le route de Damas ! » Ce faisant, au lieu d’étayer le christianisme, ils ont sapé ses fondements, car ils ne manquaient pas de déclarer, à l’occasion, que la vision de Saint Paul sur la route de Damas n’avait été qu’une hallucination et que Saint Paul, selon eux, était morbide, névrosé.

Pour trouver aujourd’hui le Christ véritable, il faut le chercher à travers toute la connaissance de l’univers, telle que le transmet la Science spirituelle.

Les Confessions religieuses et les secrets qui ne veulent s’instruire que par l’Évangile et qui repoussent toute connaissance spirituelle, qui ne veulent rien apprendre, mais éviter tout effort, constituent dès à présent l’ébauche des hordes innombrables qui se mettront au service d’Ahriman, lorsqu’il apparaîtra sous forme humaine dans la civilisation occidentale.

Vous le voyez, tout a déjà commencé. Tout est prêt, tout agit déjà dans l’humanité, et c’est dans un terrible chaos que retentit la parole de ceux qui veulent représenter la science initiatique, soit dans le domaine social, soit dans d’autres domaines. Ceux-là savent où sont les puissances adverses, ils savant qu’elles agissent surtout à partir du monde suprasensible. Au fond, l’appel qu’il faut adresser aux hommes de ce temps est celui-ci ; Libérez-vous de toutes les choses qui risquent de faire de vous les soutiens et les tenants d’Ahriman !

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