LUCIFER ET LA FEMME

Lucifer et la femme: Le Mensonge de l'homme
 
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 Chapitre 5: Révolution avortée d'une liberté sans identité

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Sergio
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MessageSujet: Chapitre 5 suite 7   Jeu 9 Oct - 6:05

Ce mélange, cette alliance, cet alliage attirent et, parfois, retiennent ! Ni les paysages, ni les jardins, ni les maisons aux couleurs vives, ni les tours élégantes du pont du Golden Gate, ni le mystère brumeux d'Alcatraz, ni les lions de mer de Fisherman's Wharf ne suffiraient à faire venir six millions de touristes chaque année ! San Francisco bouge, grouille, vit, s'invente sans cesse : ses habitants, hommes, femmes, adolescents même en sont l'essence et contribuent à la construire.

LE PIÈGE DU JEU LUCIFÉRIEN

L'Angleterre a pris la succession des États-Unis dans le domaine du rock: les groupes anglais font des tournées triomphales sur le continent américain. Le conservatisme de la société anglaise produit des groupes plus insolents, plus excentriques et plus violents, qui expriment mieux les frustrations et les désirs des enfants du baby-boom. Ainsi, My Generation (1965) des Who ou Satisfaction (1965) des Rolling Stones deviennent les hymnes de nombreux jeunes, tant par leurs paroles que par la violence de l'amplification et des distorsions sonores. Le groupe le plus populaire est incontestablement les Beatles. Venus de Liverpool, ils ont connu toutes les étapes qui mènent des petits clubs des banlieues anglaises aux tournées internationales. Au même moment, aux États-Unis, c'est Bob Dylan qui joue un rôle essentiel. Son statut dans le monde folk lui donne une aura intellectuelle considérable: c'est un poète reconnu qui, lorsqu'il se «convertit» au rock avec l'album Highway 61 Revisited (1965), c'est-à-dire à une musique utilisant les ressources de l'instrumentation électrique, donne à celui-ci un statut qu'il ne possédait pas encore. Les Anglais fournissent l'insolence et l'énergie, Bob Dylan donne la poésie et le sens des grandes préoccupations sociales. Le rock se développe dans le contexte de l'agitation estudiantine et de la mise en place de nouvelles formes de vie sociale: les hippies, qui succèdent aux beatniks, s'installent à San Francisco en 1966, créent les premières communautés rurales et se font les propagandistes de la consommation de drogues (marijuana et LSD), moyens d'accéder à des états supérieurs de conscience. Les manifestations contre la guerre et pour l'amour universel sont toujours des concerts où se produisent musiciens de rock, de jazz ou de musique indienne (Ravi Shankar). Ces concerts-meetings sont aussi des cérémonies où l'on s'initie aux drogues psychédéliques: des groupes comme Jefferson Airplane ou Grateful Dead accompagnent les participants dans leurs voyages mentaux. Se développe ainsi ce qu'on appelle acid rock, ou rock psychédélique, où se mêlent rock and roll, folk (le folk rock des Byrds), instruments indiens (sitar), portés par le recours à l'amplification et aux outils de distorsion du son (écho, pédales wah wah et fuzz), dont Jimi Hendrix se fait le spécialiste. Si toutes les musiques ne sont pas des musiques contestataires, elles ont toutes pour vocation la modification des consciences. Ainsi, les Beach Boys, qui ne produisent qu'enfermés dans leur studio, créent des musiques qui expriment la recherche de nouveaux états (Good Vibrations, 1966). Au-delà des différences de styles, tous les musiciens semblent participer d'un même mouvement musical. Au début des années 1970, aux États-Unis, apparaît un nouveau genre qui emprunte au jazz, au blues et à la musique contemporaine (Frank Zappa, Captain Beefheart), de même qu'en Angleterre (Soft Machine, Pink Floyd ou, pour les références à la musique classique, Procol Harum): on parlera de progressive rock pour désigner la vague anglaise. Et presque tous les musiciens s'engagent dans l'escalade des décibels (les Who, Cream). Les festivals sont un autre symbole de cette union entre musique et mouvements culturels. Le fait de réunir pendant plusieurs jours des individus pour écouter de la musique était une pratique courante dans le monde du jazz et du folk. Le mouvement hippie la reprend dans ses manifestations pour l'amour universel, pour que soit réunie la communauté de tous ceux qui se veulent en marge de la société. En 1967 lors du tout premier festival de musique rock de Montery, ce fut la première grande messe du mouvement hippie. Les Janis Joplin, Jimi Hendrix, the Who entrèrent vraiment dans la légende mais aussi entraînèrent dans leurs sillons des millions de jeunes à la dépendance des drogues dures. Pour les Illuminatis ces fidèles valets des Dieux conspirateurs le jeu devenait plus que facile et surtout fructueux pour des décennies à venir. Le LSD, la cocaïne, l’héroïne, les champignons magiques deviendraient les Guides de ces millions de jeunes désabusées par la guerre du Vietnam et leur utopie d’un monde rempli d’amour libre et sans guerres sanguinaires. Entre Woodstock 1969 et Altamont un 6 décembre de la même année, ce fut le rêve du Flower power qui tourna tristement au cauchemar.
Lorsque certaines cellules de la CIA infiltrèrent secrètement le LSD dans la jeunesse américaine au début des années 60, les Illuminatis avaient judicieusement déniché en la personne psychédéliquement colorée, Timothy Leary. Il sera ce leader incontesté de l’avortement fatal pour la Révolution avortée d’une liberté sans identité.
Dès 1960, Leary effectue sa première expérience psychédélique avec la psylocibine, champignons hallucinogènes mexicains. À ce sujet, il dira: "En quatre heures, j'avais plus appris sur le fonctionnement de l'Esprit qu'en quinze ans de pratique professionnelle".Quoi de mieux pour fasciner un égo luciférien en recherche constante de son origine et de la nature réelle de son Esprit. À partir de là, il est convaincu d'avoir découvert un outil pour explorer les secrets de la conscience et il se jure de devenir le premier évangéliste de l'acide. De retour aux Etats-Unis, il découvre le LSD, un hallucinogène de synthèse qui est déjà utilisé par la CIA qui le teste comme arme chimique pour le contrôle des individus et même dans la préparation d'un coup d'états contre Cuba et son chef Fidel Castro. Trois ans plus tard, il se fait virer de l'université de Harvard, pour avoir incité des étudiants à participer à ses expériences au LSD. Rapidement, il se fond sur le milieu de la contre-culture (dont il partage l'opposition à la guerre du Viet-Nam) en s'alliant d'abord aux poètes beat et ensuite aux hippies. À la même époque, il enregistre avec Jimmy Hendrix et fut célébré par les Moody Blues avec "Legend of a mind" et les Grateful Dead. En 1964, il publie son premier ouvrage intitulé "l'expérience psychédélique". C'est à cette époque qu'il se fait financer par un milliardaire, William Hitchcock, qui met à sa disposition une énorme propriété victorienne à Millbrook, dans l'Etat de New-York. C'est dans cette vaste demeure qu'il commencera ses expériences en administrant du LSD à des clients curieux et payants. Il partage sa passion avec les plus grands représentants de la culture beatnik, puis hippie: les écrivains William Burroughs, Aldous Huxley, Jack Kerouac, Ken Kesey, tous motivé par la volonté d'ouvrir les portes de la perception... de leurs perceptions. Tout ceci scandalisant le milieu médical bien pensant. Toutes les stars de la scène underground de New-York et de la Côte Ouest passent par Millbrook pour écouter les conférences de Timothy Leary et pour se plonger à la fin dans un "trip". Rappelons qu'à l'époque le LSD n'était pas illégal. C'est ainsi que Timothy Leary fit une commande de deux cents grammes de LSD liquide à un laboratoire, de quoi faire voir des éléphants roses à près de deux millions de personnes. Il projeta même de "piper" les canalisations d'eau potable des grandes villes américaines avec du LSD. Finalement les autorités mettent fin à ses activités en 1966, avant de déclarer le LSD illégal. La Révolution des fleurs n’aura duré que le temps d’une rose. Elle prit fin brutalement en 1969, les Rolling Stones chantaient Sympathy for the devil au festival D’Altamont, ce fut la fin du Rêve. Les Illuminatis avait eux déjà gagné le Jeu luciférien contre les héritiers de l’Amour, la partie ne sera que remise.
L’ILLUSION MASQUÉE

La dispersion des drogues dures parmi les jeunes grisait en eux une cristallisation psychique sans précédent depuis l’ère atlantéenne. En Atlantide l’énergie astrale avait émergé pour permettre à l’Humain de comprendre et de ressentir vibratoirement une réalité plus subtile. L’Atlante oeuvrait le jour sur le plan physique et se ressourçait la nuit sur le plan astral dans une condition de totale lucidité. À cette époque la descente du plan astral équivalait à aujourd’hui à la descente de l’énergie supramentale. L’Atlantide fut détruite et différents peuples descendants du Continent perdu poursuivaient cette Destinée évolutive de l’Humain dans son long cheminement cosmique. Le mouvement d’Amour collectif fut aussi meurtri mais tout comme les peuples issus de l’Atlantide, il subsisterait dans un nouveau paradigme. La libération de la femme joua un rôle primordial dans l’avènement d’une nouvelle conscience collective. Une nouvelle race d’homme naissait des mouvements hippies dans les années 60. Des mâles plus sensibles, plus responsables dans leur puissance et surtout deviendraient plus à l’écoute de celles qui leur donnaient la Vie. Par la drogue les forces lucifériennes avaient piégé l’égo et le dissociait subtilement de la Source. Elles semaient en lui des mondes virtuels tant des paradis artificiels que des enfers vertigineux. La drogue empêchait l’âme de se ressourcer dans un état de fusion vis-à-vis l’esprit provoquant plutôt un état de confusion psychologique. Certes la drogue ouvre les centres psychiques pour l’égo au stade de ses recherches expérimentales mais en même temps, elle bloque tout accès à son identité réelle qu’est sa conscience objective. Les forces lucifériennes par la drogue écartaient dans l’égo toute objectivité fondamentale dans l’expression de sa réalité.
Les Illuminatis ces maîtres d’œuvre du Gouvernement mondial fils spirituels des Dieux conspirateurs ne pouvaient accepter cette douce mais périlleuse ascension d’une jeunesse rebelle qui aurait séduite les masses à une nouvelle forme de civilisation sans guerre, teintée d’une légitimité absolue envers la femme. Les hommes conservaient jalousement leur pouvoir de domination occulte entre eux et pour eux. Le mouvement grandissant du Peace and love inquiétait les hautes sphères qui face à une nouvelle génération montante aurait été menacées par un danger réel de déstabilisation intérieure. Alors que les hommes dépressifs noient leur peine dans l’alcool, la femme épongera la sienne dans les barbituriques. La drogue devenait l’outil de manipulation par excellence générant des milliards de dollars de revenus et manipulant ainsi à l’instar de leur propre volonté des millions de personnes devenues dépendantes. La consommation de drogue engendrait des crimes sexuels, des meurtres et des expériences faites sur des humains pris au piège de ce fléau dévastateur. De la Colombie jusqu’en Afghanistan la drogue circule anéantissant une jeunesse mondiale au prise avec une société toujours plus accélérée technologiquement. Exploitée, compressée par un système de valeurs néo-libéralistes agressives, la jeunesse voulant se réfugier dans un havre de paix succombe à la tentation d’un surréalisme envoûteur prôné par certains leaders beatniks et savamment transmis par Timothy Leary. Que ce soit aujourd’hui l’ectassy ou la drogue du viol, notre jeunesse est constamment soumise aux pires périls de notre société hyper matérialisée. Les hommes et les femmes vivent un train d’enfer, les divorces s’enregistrent à un train d’enfer pendant que les enfants sont basculées dans des modes de vie oppressifs les éloignant volontairement d’une conscience ajustée.
L’Esprit dans sa source ne peut fusionner un égo brûlé par la drogue, car le périsprit de l’âme est trop encrassé par d’épaisses couches cimentant la lucidité essentielle d’un individu. Le périsprit est le produit des expériences vécues par l’égo et enregistrés dans l’âme. Celles-ci doivent se recycler à partir du plan astral jusqu'au plan mental afin de définir un nouvel être en phase de conscientisation. Si la drogue endommage le cerveau ou les facultés intellectuelles, l’égo ne peut plus accéder aux archives de son intelligence créative. L’Esprit sera présent mais ne pourra se ressourcer dans l’égo déséquilibré ou carrément éteint. En fait l’Esprit est toujours présent dans l’univers luciférien, mais la pensée réfléchie par un égo drogué plonge l’Humain dans un précipice sans références de son identité. Il se retrouve dans un labyrinthe de mondes parallèles invitants et macabrement suggestifs. Une fois l’égo abreuvé par une dépendance, il perd toute centricité de son individualité multidimensionnelle au profit d’une mainmise sur son Esprit séquestré. Le jeu luciférien par l’absorption de drogue est d’isoler l’Esprit dans son contact télépathique avec l’égo. Celui-ci entraîné par le processus nécromant d’une projection métaphysique, s’institue une liberté fantasmagorique qui viole incestueusement ses pensées.

La génération hippie s’est effondrée à cause de sa trop grande naïveté et de son appauvrissement intellectuel. Ils étaient sincères et sagement fluides mais leur plan mental trop passif ne pouvait les faire vivre dans un monde au devenir plus tard très arhimanien. Certes leur but était crucial afin de permettre la descente d’une nouvelle énergie sur la Terre. Leur mandat fut bref, mais l’essentiel aura demeuré jusqu’à nos jours. Des tabous auront été brisés, ouvrant à la femme de nouveaux horizons sur le plan de leur expression. Dans le cœur des hommes une nouvelle graine aura germée, celle de la sensibilité intérieure, un véritable cadeau des Dieux dans l’accomplissement de l’Amour universel.

Leurs yeux brillaient d’intelligence divine
Leurs cœurs battaient l’hymne de l’Amour
Pourtant l’Ombre les assassina par la drogue
Une étincelle demeura et embrasera la Terre
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Sergio
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MessageSujet: Chapitre 5 suite 6   Jeu 9 Oct - 6:04

LE JEU VICIEUX DES DIEUX CONSPIRATEURS

Les hippies sont en quelque sorte issus du mouvement beatnikVille cosmopolite, San Francisco vit une effervescence culturelle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, attirant écrivains et artistes de tout acabit. Au cœur même de la ville, le quartier de Haight-Ashbury devient l’épicentre du mouvement hippie qui secoue l’Amérique. La jeunesse en fleurs déferle sur le quartier dont la population se gonfle de voyageurs et fugitifs provenant des quatre coins du pays. En 1967, près de 10 000 jeunes se rassemblèrent dans le Golden Gate Park, à l’occasion du célèbre « Human be-in ».Les jeunes expérimenteront des modifications de conscience jamais atteintes. Les hallucinations les plongèrent dans des abysses d’un surréalisme trompeur qui les détruirait par une dépendance dégénérative. Les groupes de musique populaire emboîtèrent le pas et pavèrent ainsi le chemin pour le retour triomphant de Lucifer dans les âmes assassinées. ''Sympathy for the devil'' chantait les Rolling Stones en 1968 en plein cœur du mouvement de la Renaissance mondiale, les divinités idolâtrées mourraient les unes après les autres: Brian Jones, Jim Morrison, Janis Joplin et Jimi Hendrix, l’establishment avait gagné une bataille mais pas la guerre.
Pourquoi la drogue? L’égo est une focalisation de mémoires toujours en quête d’expérimentations nouvelles. Dans cette époque de perturbation sociale, les jeunes se cherchaient un nouveau paradigme, un mode de vie différent. Ils ne voulaient plus vivre une existence devenue trop prosaïque avec ses barrières morales et ses interdits jugés trop despotiques. Les œuvres de Kerouac, Ginsberg, Buroughs, Miller et Huxley stimulaient en eux cette adrénaline vitale pour nourrir leurs ambitions les plus démesurées face à un ennemi invisible qui les corromprait par les hallucinations des mondes artificiels.
La conscience collective d’origine satanéenne se purifiait sans cesse brisant les tabous et semant une nouvelle graine dans le processus de l’évolution d’une micro-société en cours. Pendant que de rares individus en 1969 comme l’avait annoncé Sri Aurobindo, s’initiaient à la descente en eux de la conscience supramentale, d’autres malencontreusement trouvaient dans la drogue un nouvel exit vers des dimensions parallèles. Ces millions de jeunes mutaient d’une conscience satanéenne (conscience très restreinte) vers une conscience luciférienne plus dynamique qui sera si habilement manipulée par les Dieux conspirateurs pour leurs propres intérêts. En 1969 la civilisation occidentale se sépara radicalement en deux. 1969 : 1-9 le Commencement et la Fin par le 6 le chiffre de l’Amour dans les cartes de tarot et sa finalité par le 9. All you need is love cbantaient les Beatles devant le monde entier à la télévision ou encore le célèbre Bed in de John et Yoko pour la paix dans le monde avec la mythique chanson Give peace a chance. La conscience luciférienne atteindrait ces plus hauts niveaux dans la création artistique et de l’art mais aussi dans son absorption de l’énergie supramentale qui ouvrirait tout les chakras de certains humains pouvant supporter psychiquement le poids de cette force psychique que seulement le Christ avait pu supporté.
Deux voies très différentes s’ouvraient pour ceux qui entreraient dans des états de la conscience modifiée. Pour certains ce serait une initiation et pour d’autres une expérience. Dans le cas de celui qui vivrait la conscience supramentale, c’était la fin de l’emprise luciférienne sur son âme. Dorénavant par l’Intelligence de la conscience supramentale, il appliquerait de qu’il sait et en contrôlerait les pulsions.
Son esprit transmuté confronterait toute l’inconscience accumulée dans les réincarnations jusque dans la racine intemporelle même de la source luciférienne. L’égo vibrait une conscience globale qui ajustait les corps subtils que sont le mental, l’astral et le vital. L’état luciférien transmuté propulsait cependant toujours une réflexion subjective hors des circuits universels qui les forçait à se soumettre à un nouveau champ de forces gravitationnelles. Ce nouveau champ vibratoire ouvrirait des nouveaux corridors psychiques permettant à l’individu fusionné d’intégrer encore plus précisément des paramètres d’évolution encore jamais expérimentés.
Le Fluide universel dans ce mouvement circulaire âme-Esprit copiait ces nouvelles variations vibratoires dans une réalité sans cesse renouvelée. L’âme conscientisée ramenait maintenant l’univers non manifesté dans une sphère plus intime de son expression. Le Fluide universel maintenant manifesté, différencié et révélé se rappelait des origines de la Source créant une science exacte des mondes multidimensionnels. L’Humain dans sa conscience supramentale succédait à l’égo luciférien dans une nouvelle conquête des plans supérieurs. Cela créa le terme l'Homme nouveau'', cet être d’Esprit et d’âme unifiés dans un même corps.
Contrairement à ceux qui utiliseraient la drogue, les égos au devenir supramental activaient leur corps mental dans la descente d’une nouvelle énergie. L’Amour inconditionnel amené dans la conscience collective par les hippies créait une nouvelle relation entre hommes et femmes. Désormais l’Amour se libérait des câbles restrictifs de la moralité religieuse et annonçait l’essence Bouddhique de son expression. Lucifer mourrait à petits feux, Jésus-Christ Superstar régnerait à nouveau dans son royaume terrestre depuis si longtemps annoncé.
ENTRE WOODSTOK ET ALTAMONT
LE TEMPS D’UNE ROSE
Cependant les hiérarchies astrales des Dieux conspirateurs bien dirigées par les Illuminatis veillaient au grain. L’éveil d’une nouvelle conscience universelle de paix et d’Amour soudant entre elles l’homme et la femme ébranlait sérieusement les bonzes de la finance mondiale dont les Illuminatis forment le principal noyau. Le mouvement hippie accusé par plusieurs dignitaires américains d’être à la solde de l’Union soviétique en important l’idéologie communiste devait disparaître de la surface de la Terre.
Mais tout a commencé et s’est terminé un jour à San Francisco… L’Alpha et l’Omega.
San Francisco est, dit-on, la ville américaine préférée des Français : est-ce dû à son environnement, son Histoire, son architecture, sa diversité ?
C'est une ville de quartiers : North Beach aux pêcheurs italiens et aux beatniks, Pacific Heights aux richissimes, Mission aux hispaniques, Financial aux hommes d'affaires, Haight-Ashbury aux commerçants et aux hippies, SoMa aux informaticiens, Castro aux gays et Chinatown aux Chinois ! C'est une ville de collines, Telegraph, Nob, Potrero, Russian, Rincon, Bernal Heights, Hunter's Point, Twin Peaks et de vallées : Eureka, Noe, Visitacion, Hayes, Cole… San Francisco est faite d'Histoire : missionnaires et soldats espagnols, isolés de tout, apportant leur civilisation, immenses ranches mexicains, prospecteurs venus du monde entier pour la ruée vers l'or, commerçants américains, bientôt maîtres de la région et, au XXme siècle guerres du Pacifique et avènement de l'ordinateur ; grandes fortunes nées des mines, du chemin de fer et de l'informatique, tous ont influencé San Francisco. Son âme est faite de luttes, contre les crises économiques, l'ostracisme, la xénophobie, le racisme : celle des habitants, pour reconstruire, après chaque incendie et chaque tremblement de terre, celle des Asiatiques, pour conquérir leur personnalité d'Américains, celle des homosexuels pour sortir de l'ombre. Elle est faite d'idées, les hippies contre la guerre au Vietnam ; les écologistes pour la préservation de la Nature ; le monde, pour la paix, puisque c'est ici qu'eut lieu, en 1945, la réunion fondatrice de l'ONU. Toute chose et son contraire se côtoient à San Francisco : musées d'art, d'Histoire et de l'absurde ; parcs fondés avec l'argent public et aménagés avec celui des mécènes ; palais et masures ; automobile et Cable Car, conservé malgré son coût, par la volonté des habitants ; magasins de luxe, centres commerciaux et petites épiceries ; architecture classique ou délirante ; copies d'anciens et inventions prodigieuses ; conformisme baroque et idées d'avant-garde ; attachement au passé et projection dans l'avenir ; races, religions et traditions, mises en commun par tous ceux venus du monde entier, en quête de liberté ou de fortune !
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MessageSujet: Chapitre 5 suite 5   Jeu 9 Oct - 6:04

ENJEUX DE CRISE
A cette époque de la Grande Révolution fleurie chez les jeunes, deux phénomènes de la conscience s’enchevêtraient, ceux des consciences satanéennes et lucifériennes. Les Dieux conspirateurs manipuleraient facilement les âmes piégées dans des états expérimentaux de modifications de conscience. Cette recherche impatiente de liberté rendait les jeunes très vulnérables aux royaumes artificiels de la drogue et leur dépendance fatale. Sans réelle identité sous l’influence grégaire de la conscience satanéenne les jeunes devinrent des toutous assoiffés d’idolâtrie et de sensations fortes nourries par l’idéologie luciférienne de l’extase sexuelle.
Par leurs âmes des plus sensibles nettement influencées par les leaders d’une glorification avant-gardiste des relations humaines, les jeunes rebelles du Peace and love tomberaient bientôt dans le piège tendu par ceux qui ne désiraient pas vraiment que le monde change trop vite. De tout temps l’Humain a cru aveuglément l’invisible et est demeuré un esclave naïf de ses croyances. L’emprise luciférienne a toujours été le Maître du jeu (c'est de comprendre en quoi consiste mon jeu M. Jagger 1968), indépendamment de la perception masquant à l’Humain les buts réels de la domination sur son Esprit et du maintien de son ignorance. L’évolution des âmes dérange ceux qui s’en nourrissent pour mieux les contrôler et les sucer jusqu’aux dernières molécules astrales. Ces jeunes bien que révolutionnaires dans l’âme n’accédaient pas à leur Lumière intérieure, leur identité profonde celle d’une liberté totale des dépendances extérieures. Ils cherchaient la liberté mais s’enlisaient dans le sable mouvant de leur innocence. Alors que l’Humain de tout temps s’étaient prosternés devant des divinités ou face aux extra-terrestres les cercles hippies ne se distançaient pas non plus de cette ligne satanéenne d’une pensée collective. A cause d’une trop grande sensibilité d’âme les jeunes étant revenus à des modes de vie très anciens, ne s’étaient aucunement autorisé à devenir les nouveaux Maîtres d’un monde neuf. Personne ne possédait cette individualité créative dotée d’un charisme contagieux capable d’ouvrir les portes d’une société nouvelle.
Le plan astral planétaire ne pouvait se détruire de l’emprise des Dieux conspirateurs à cause de leurs réseaux d’impressions mentales encore très influents sur la conscience de masse. Ces jeunes étaient de grands rêveurs, des utopistes trop gangrenés encore par des fantasmes libérateurs d’un Amour libre et inconditionnel. Cette carence d’une orientation plus draconienne les fit glisser graduellement dans des abandons encore plus attrayants comme la drogue et le sexe. La contre-culture se définit à la base par une révolte globale contre un système et un rejet de la société de consommation américaine. La parution de Sur la route de Jack Kerouac en 1957 donna un livre culte à toute une génération en rupture avec l’idéologie dominante. Une idéologie marquée par un conservatisme puritain et un capitalisme envahisseur. À l’instar des héros de Kerouac, la jeunesse s’identifia à la vie de bohème et emprunta le sentier sauvage d’une liberté promise mais qui n’en contrôleront jamais les effets. Qui ne se souvient pas du film-culte Easy rider. Enrichis par une affaire de drogue, Wyatt et Billy s'achètent deux superbes motos et quittent Los Angeles sans autre souci que d'arriver à la Nouvelle-Orléans à temps pour le carnaval qui tombe quelques jours plus tard. Avant d'entreprendre leur voyage, ils accomplissent un dernier geste symbolique : mettre leur montre au rebut. Encore cette souveraine recherche de liberté sans compromis, versée sans dualité dans une quintessence saveur de puissance d’exister du Je-Moi.
Mais la série-culte qui a sûrement le plus démontré la volonté d’une soif de liberté individuelle face à un pouvoir opprimant a été le Prisonnier joué et réalisé par l’acteur anglais Patrick Mc Goohan en 1968.

Un des thèmes clés de ce chef-d'oeuvre, c'est la reconnaissance de l'individu en tant que tel et non pas en tant qu'élément reproductible et remplaçable de la communauté. Le No6, c'est soi-même, le Village, c'est la société, une société oppressante digne du 1984 de George Orwell ou du Fahrenheit451 de Ray Bradbury ou encore du Royaume divin selon la spiritualité cathare.
L'Individu, surveillé, manipulé, est gavé de culture bon marché (The General), engagé dans la farce politique de la démagogie(Free for All),abreuvé de guimauve populaire telles la joie et les loisirs forcés(Danse of the Dead, c'est carnaval, mais on n'a pas le choix du déguisement...).L'individu (ou plutôt le "mouton") est contraint au conformisme: contraint de sourire en même temps que les !autres, d'écouter les niaiseries de la radio qu'il est impossible d'éteindre ("Good morning all, it's another beautiful day..."), d'applaudir et rire au signal convenu (comme dans les sitcom TV). Le Village a donc un régime totalitaire? Non, et c'est là toute l'horreur. Tout comme les habitants de Brave New World (Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley) ou, dans une moindre mesure, les ouvriers de Metropolis, chacun est soumis, chacun est heureux de vivre dans cette joie artificielle, mécanique, aseptisée, où la vie ne se valorise plus par ses tourments et ses joies, puisque la lutte est annihilée et que le bonheur est forcé, chacun étant fondu dans une masse homogène, chacun n'étant plus qu'un numéro... Même le chef du Village, le No2, ne semble être qu'un fantoche devant son supérieur, le No1, qui reste invisible. Le No2, d'ailleurs, n'est pas le même d'un épisode à l'autre, car ce n'est pas lui, l'ennemi. L'ennemi ce n'est pas un homme, c'est la société elle même: l'Administration, la technocratie, la paperasserie, comme dirait Harry Tuttle dans Brazil. Le No6 se rebellera et le clamera violemment: "Je ne veux pas être fiché, estampillé, indexé, numéroté. Je suis un homme libre.". Outre celui de partir, dès le premier épisode, il réclamera le droit de s'isoler, de s'exprimer, surtout d'avoir un comportement personnel et d'être un individualiste.
Eternelle confrontation dans une quête de liberté et d’indépendance entre Lucifer et Dieu, entre l’homme et la femme ou tous ces jeunes pris dans le jeu des paradoxes qui soutiennent le Mensonge cosmique, celui voile à l’Humain la dimension réelle de la Lumière de son Intelligence.
IDOLA
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MessageSujet: Chapitre 5 suite 4   Jeu 9 Oct - 6:02

Souvent jugée scandaleuse parce que incomprise, parfois qualifiée d'antiféministe, son œuvre a exercé une profonde influence sur les écrivains de la Beat Generation. L'œuvre de Miller est presque totalement autobiographique. Comme les grands écrivains américains de sa génération, Miller est un prodigieux conteur. Mais, par ses élans prophétiques, l'omniprésence dans ses textes du rêve et du fantasme, il s'en démarque profondément, tandis que le sens même de sa démarche artistique reflète une exigence vitale qui l'apparente à Rimbaud : "Je cherche tous les moyens d'expression possibles et imaginables et c'est comme un bégaiement divin." Miller est en outre un contempteur impitoyable de l'Amérique, de son matérialisme, de la perversité de ses mœurs, de son "cauchemar climatisé". À cela, il faut opposer la jeunesse de ses quatre-vingts ans (Virage à 80, 1973). L'obscénité, qu'il manie avec une violence incomparable, est d'abord une arme dirigée contre l'hypocrisie de la morale puritaine. Mais elle apparaît aussi, dans une perspective érotique propre à l'auteur, comme un instrument de libération du moi qui dépasse largement l'émancipation sociale. Mystique et sensualiste tout à la fois, Henry Miller aspire à une transformation totale de l'homme, une accession à un plan supérieur où, ayant touché au paroxysme de la joie et de la douleur, l'individu pleinement réalisé puisse, avec Miller, déclarer : "Ma vie n'a été qu'une longue crucifixion en rose" (Nexus). La recherche d'une telle intensité, dans l'existence comme dans la création, lui confère une place unique dans la littérature moderne. Il meurt à Pacific Palisades, Californie en 1980
Miller est-il vraiment l'un des responsables de cette libération des mœurs que l'on a observée dans les années 1960-1970 non seulement en Amérique mais aussi dans le monde occidental tout entier, ou ne l'a-t-il que prévu avec beaucoup d'acuité ? Toute la question de l'importance et de l'influence de l'écrivain est ainsi formulée. Après que les hippies, ainsi que la plus grande partie de la jeunesse américaine en révolte, eurent été sous les feux de la rampe, on a perdu de vue le rôle capital qu'a eu Miller dans l'ébranlement, non seulement du puritanisme, mais de toute cette société étriquée du XIXe siècle qui se perpétue dans le XXe. On dit que les jeunes ne lisent plus Miller ou presque pas. Mais ils ont lu les Kerouac, les Ginsberg, Mailer, Corso, Ferlinghetti, qui tous sont issus presque directement de Miller. On oublie peut-être que, en s'attaquant avec une telle férocité aux mœurs sexuelles, Miller s'en prenait en toute connaissance de cause au fondement même de l'édifice social, qui pour lui emprisonne l'homme. Il le dit clairement dans Tropique du Cancer. Si les jeunes ne le lisent plus, en cela même ne sont-ils pas fidèles à cet aspect tellement antilittéraire de Miller, " où l'art, dit-il, doit être le fait de chacun " ? Cet autre aspect typiquement millérien, les jeunes le mettent de plus en plus en pratique. Henry Miller semble être de la taille de ces géants authentiques qui dépassent leur époque, pour aider à la création de celles à venir, et qui ne peuvent être jugés à leur vraie mesure qu'avec beaucoup de recul.

Aldous Huxley 1894-1963
Aldous Huxley est né dans une famille de l’élite intellectuelle britannique, mais il s’est vite écarté des normes sociales qu’auraient pu lui imposer son éducation. A 16 ans, alors qu’il est étudiant au prestigieux collège d’Eton, une maladie des yeux le rend presque aveugle. Sa vie redevient suffisamment bonne pour qu’il obtienne avec les honneurs, son diplôme, à Oxford, mais il n’est pas mobilisé pour la Première Guerre Mondiale. Et surtout il ne pourra pas se lancer dans les recherches scientifiques qui l’attiraient. Il restera presque aveugle jusqu’à la fin de sa vie. Huxley voyagea beaucoup visitant l’Inde et les Etats-Unis. Huxley apprécia « la généreuse extravagance » de l’American way of life. Mais il n’apprécia que modérément cette volonté de joie permanente qu’il ressentit dans les lieux d’amusement : « Nulle part ailleurs parler, tout n’y est que mouvement et bruit » Huxley écrivit Le meilleur des Mondes en 4 mois en 1931. Il est important de se souvenir qu’à cette époque, Adolf Hitler n’était pas encore au pouvoir en Allemagne et que les purges staliniennes n’avaient pas commencé. Huxley n’a donc pas puisé dans la réalité l’avenir dictatorial qu’il décrit dans son livre. En 1958, il publie Brave new world Revisited, un recueil d’essai qui réfléchit aux menaces que représentent la surpopulation, les excès bureaucratiques et certaines techniques d’hypnoses pour les libertés individuelles. Dans les années 50, Huxley s’intéresse aux drogues psychédéliques comme la mescaline et le LSD. De ces expériences, restent deux ouvrages : Les Portes de la perception (1954) et Heaven and Hell (1956). Certains lecteurs y virent un encouragement à la prise de la drogue, mais Huxley précisa bien tous les dangers de la drogue dans plusieurs de ses écrits. Un autre travail autour de la drogue L’île (1962), une nouvelle sur laquelle il a travaillé plusieurs années. Huxley dénonçait dans le meilleur des Mondes la substance appelée Soma une sorte de tranquillisant qui mène à une joie permanente et artificielle et qui permet aux individus de supporter leur absence totale de liberté. A l’opposé, il met en avant dans L’île une version améliorée du LSD utilisée dans un cadre religieux pour rejoindre la sagesse. Les millions de jeunes plus tard se nourriront de ces aspirines spirituelles et se perdront dans un vide béant sans retour possible à un discernement lucide de la réalité. Aldous Huxley est décédé le 22 novembre 1963, le même jour de l’assassinat du Président John F Kennedy. Il a été incinéré et ses cendres sont enterrées dans le caveau de sa famille en Grande-Bretagne.
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Sergio
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MessageSujet: Chapitre 5 suite 3   Jeu 9 Oct - 6:01

Souvent jugée scandaleuse parce que incomprise, parfois qualifiée d'antiféministe, son œuvre a exercé une profonde influence sur les écrivains de la Beat Generation. L'œuvre de Miller est presque totalement autobiographique. Comme les grands écrivains américains de sa génération, Miller est un prodigieux conteur. Mais, par ses élans prophétiques, l'omniprésence dans ses textes du rêve et du fantasme, il s'en démarque profondément, tandis que le sens même de sa démarche artistique reflète une exigence vitale qui l'apparente à Rimbaud : "Je cherche tous les moyens d'expression possibles et imaginables et c'est comme un bégaiement divin." Miller est en outre un contempteur impitoyable de l'Amérique, de son matérialisme, de la perversité de ses mœurs, de son "cauchemar climatisé". À cela, il faut opposer la jeunesse de ses quatre-vingts ans (Virage à 80, 1973). L'obscénité, qu'il manie avec une violence incomparable, est d'abord une arme dirigée contre l'hypocrisie de la morale puritaine. Mais elle apparaît aussi, dans une perspective érotique propre à l'auteur, comme un instrument de libération du moi qui dépasse largement l'émancipation sociale. Mystique et sensualiste tout à la fois, Henry Miller aspire à une transformation totale de l'homme, une accession à un plan supérieur où, ayant touché au paroxysme de la joie et de la douleur, l'individu pleinement réalisé puisse, avec Miller, déclarer : "Ma vie n'a été qu'une longue crucifixion en rose" (Nexus). La recherche d'une telle intensité, dans l'existence comme dans la création, lui confère une place unique dans la littérature moderne. Il meurt à Pacific Palisades, Californie en 1980
Miller est-il vraiment l'un des responsables de cette libération des mœurs que l'on a observée dans les années 1960-1970 non seulement en Amérique mais aussi dans le monde occidental tout entier, ou ne l'a-t-il que prévu avec beaucoup d'acuité ? Toute la question de l'importance et de l'influence de l'écrivain est ainsi formulée. Après que les hippies, ainsi que la plus grande partie de la jeunesse américaine en révolte, eurent été sous les feux de la rampe, on a perdu de vue le rôle capital qu'a eu Miller dans l'ébranlement, non seulement du puritanisme, mais de toute cette société étriquée du XIXe siècle qui se perpétue dans le XXe. On dit que les jeunes ne lisent plus Miller ou presque pas. Mais ils ont lu les Kerouac, les Ginsberg, Mailer, Corso, Ferlinghetti, qui tous sont issus presque directement de Miller. On oublie peut-être que, en s'attaquant avec une telle férocité aux mœurs sexuelles, Miller s'en prenait en toute connaissance de cause au fondement même de l'édifice social, qui pour lui emprisonne l'homme. Il le dit clairement dans Tropique du Cancer. Si les jeunes ne le lisent plus, en cela même ne sont-ils pas fidèles à cet aspect tellement antilittéraire de Miller, " où l'art, dit-il, doit être le fait de chacun " ? Cet autre aspect typiquement millérien, les jeunes le mettent de plus en plus en pratique. Henry Miller semble être de la taille de ces géants authentiques qui dépassent leur époque, pour aider à la création de celles à venir, et qui ne peuvent être jugés à leur vraie mesure qu'avec beaucoup de recul.

Aldous Huxley 1894-1963
Aldous Huxley est né dans une famille de l’élite intellectuelle britannique, mais il s’est vite écarté des normes sociales qu’auraient pu lui imposer son éducation. A 16 ans, alors qu’il est étudiant au prestigieux collège d’Eton, une maladie des yeux le rend presque aveugle. Sa vie redevient suffisamment bonne pour qu’il obtienne avec les honneurs, son diplôme, à Oxford, mais il n’est pas mobilisé pour la Première Guerre Mondiale. Et surtout il ne pourra pas se lancer dans les recherches scientifiques qui l’attiraient. Il restera presque aveugle jusqu’à la fin de sa vie. Huxley voyagea beaucoup visitant l’Inde et les Etats-Unis. Huxley apprécia « la généreuse extravagance » de l’American way of life. Mais il n’apprécia que modérément cette volonté de joie permanente qu’il ressentit dans les lieux d’amusement : « Nulle part ailleurs parler, tout n’y est que mouvement et bruit » Huxley écrivit Le meilleur des Mondes en 4 mois en 1931. Il est important de se souvenir qu’à cette époque, Adolf Hitler n’était pas encore au pouvoir en Allemagne et que les purges staliniennes n’avaient pas commencé. Huxley n’a donc pas puisé dans la réalité l’avenir dictatorial qu’il décrit dans son livre. En 1958, il publie Brave new world Revisited, un recueil d’essai qui réfléchit aux menaces que représentent la surpopulation, les excès bureaucratiques et certaines techniques d’hypnoses pour les libertés individuelles. Dans les années 50, Huxley s’intéresse aux drogues psychédéliques comme la mescaline et le LSD. De ces expériences, restent deux ouvrages : Les Portes de la perception (1954) et Heaven and Hell (1956). Certains lecteurs y virent un encouragement à la prise de la drogue, mais Huxley précisa bien tous les dangers de la drogue dans plusieurs de ses écrits. Un autre travail autour de la drogue L’île (1962), une nouvelle sur laquelle il a travaillé plusieurs années. Huxley dénonçait dans le meilleur des Mondes la substance appelée Soma une sorte de tranquillisant qui mène à une joie permanente et artificielle et qui permet aux individus de supporter leur absence totale de liberté. A l’opposé, il met en avant dans L’île une version améliorée du LSD utilisée dans un cadre religieux pour rejoindre la sagesse. Les millions de jeunes plus tard se nourriront de ces aspirines spirituelles et se perdront dans un vide béant sans retour possible à un discernement lucide de la réalité. Aldous Huxley est décédé le 22 novembre 1963, le même jour de l’assassinat du Président John F Kennedy. Il a été incinéré et ses cendres sont enterrées dans le caveau de sa famille en Grande-Bretagne.
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MessageSujet: Chapitre 5 suite 2   Jeu 9 Oct - 6:00

L’auteur Yves Ughes dans son ouvrage biographique sur Kerouac « Le vide de la lumière » écrivait : Que toute sa vie Kerouac se demandera qui il est, la question de l’identité se trouve au coeur de son œuvre et l’alimente en permanence d’angoisses tenaces. L’un de ses biographes, Steve Turner, évoque ce problème d’identité et le lie au sentiment d’exil vécu par Jack Kerouac. « Tout jeune, il avait l’impression d’être un étranger dans son propre pays et le thème de la différence, de la recherche de son vrai foyer, est dominant dans son œuvre. » De cette expulsion du foyer, de la matrice, Kerouac ne s’en remettra jamais. Son existence n’aura qu’été que fard et comédie, bouffonnerie et apparence; au gré d’un récit terrifiant, il lâchera son amertume qu’une phrase peut résumer Je ne suis qu’un clown malade d’écoeurement .Certains textes biographiques disent avec clarté combien Kerouac était ulcéré d’être bombardé « Le Pape de la beat generation »I Il perçut avec clarté et malaise combien cette appellation contrôlée enfermait son œuvre dans une système d’images désormais devenu suite de clichés. Kerouac fut autre chose qu’un auteur emblématique susceptible de faire vendre des jeans, autre chose qu’un James Dean de la machine à écrire. Pour le lecteur qui se donne la peine de parcourir l’ensemble de l’œuvre il est celui par qui passe le drame de la modernité moderne. Avec lui nous sentons combien l’homme est seul face à son identité
Pourtant après le succès immédiat de son livre naquit le mouvement hippie ou beatniks mais Kerouac étant un grand solitaire se trouva étranger à tout cela, déclarant : " Je ne suis pas un beatnik mais le roi des beats ".Incompris par le grand public, parfois détesté; adulé par les hippies il préféra rester en marge, voyageant pour retrouver ses amis poètes et écrivains ayant participés à la formation de la beat generation (Ginsberg, Burroughs). Solitaire, il voulait échapper à la société, l'alcool et la drogue l'aidant. Devenu un véritable vagabond grâce à un ami qu'il rencontra en 1948 Neal Cassady (Dean Moriarty dans Sur la route) qui exerça une influence considérable sur lui et qui l'initia aux folles aventures en stop ou en voitures (volées parfois) à travers les Etats unis. Rattrapé par sa propre légende, il préférait la solitude aux conférences de presses. Il mourut en 1969 sur une ligne de chemin de fer, alcoolique quand il n avait pas sa Marijuana.

Allen Ginsberg (1926-1997)
Allen Ginsberg fut, grâce à la lecture de ses poèmes : Howl and other poems, le prophète de cette génération de beatnicks dont Kerouac décriait le mouvement qu'il avait crée (pour lui ce mouvement faisait trop de bruit). L'histoire de sa poésie, c'est l'histoire de son aliénation et de ses tentatives pour trouver une voie de sortie. La première voie qui s'offrait était celle de la drogue (la seconde partie de Howl a été écrite sous l'influence du peyotl, cactus hallucinogène mexicain). Ginsberg utilise les drogues, pour explorer certains modes de conscience. Pour lui, " la marijuana est un outil politique ", un antidote contre " la merde officielle " (official dope).
Dans l’ouvrage Hommage à Allen Ginsberg écrit par Claude Pélieu, Lawrence Ferlinghetti et Bob Kaufmann paru en 1997, cet extrait traduit bien l’impact du personnage dans la perception de ceux qui l’ont si bien ressenti.
Je me souviens… Je me souviens de cet homme au sourire caressant, au regard de vieux sage indien et à la barbe rabbinique. Je me souviens d'Allen Ginsberg qui, avec ses frères de la Beat Generation, apporta en Amérique un grand vent de liberté, une autre façon de vivre et d'exister, une approche inédite de l'écriture et de la poésie ainsi que le refus des conformismes…
Ce minuscule ouvrage de 17 pages exprime une intense émotion sur le poète, illustrée particulièrement par le très beau texte de Claude Pélieu qui suit :
"Derrière le miroir vide". Ce poème, sorte de sentiment immédiat et urgent, fut débuté le jour de la mort de Ginsberg pour être achevé quelques jours après. Il en émerge une ambiance, entre vie et mort, comme si le temps s'arrêtait sur le souvenir d'un homme qui s'inscrit dans l'éternité : "[…] j'achète le New York Post : gros titre, photo pleine page, BEATNIK POET GINSBERG DYING OF CANCER ! - je savais qu'il était malade depuis longtemps, et la dernière fois que je le vis… je plis le journal et le met dans la poche de mon parka - je pense alors au Tanka de Takuboku : Le soleil tombe / Des nuages effilochés / Une lune tardive / Le ciel crépusculaire / On dirait moi ".
Dans le texte de Lawrence Ferlinghetti, "Allen Ginsberg mourant", et celui de Bob Kaufman, "Ginsberg (pour Allen)", on retrouve des sentiments qui se mêlent et se déchirent dans le savoir de l'autre mort. La fin de ce petit opuscule est conclue par une magnifique déclaration de Bob Kaufman : "J'ai une raison équatorialement valable de l'aimer : Je l'aime parce que ses yeux suintent." Cet "Hommage à Allen Ginsberg" constitue un véritable réceptacle de mots, d'images et de sentiments qui marque, autour de quelques pages, un témoignage littéraire poignant.
Allen Ginsberg fut l’un des chefs de file de la beat generation, ce poète qui révolutionna l'Amérique en véritable hippie hors normes, il exprima son aliénation et ses différentes tentatives pour y échapper (drogue, errance, techniques spirituelles de l'Inde.

William Buroughs (1914-1997)

Ecrivain de génie qui s'est drogué toute sa vie (ce qui ne l'a pas empêché de mourir le plus vieux des écrivains de la beat generation), dans ses livres il analyse l'effet de la drogue et de sa dépendance, il se faisait régulièrement désintoxiqué pour ensuite replonger (volontairement) et analyser les effets de toutes les drogues.
Chef de file de la Beat-Generation, William Seward Burroughs va bouleverser l'establishment américain lorsque, en 1953, il publie Junky. Il y raconte son expérience à New York après la guerre, à La Nouvelle-Orléans en 1949 et au Mexique en 1950, et veut en faire la " confession d'un drogué non repenti ". Il décrit la logique impitoyable de la drogue et le bouleversement auquel elle soumet la perception. Ses oeuvres suivantes et notamment le Festin Nu continueront dans ce style de délire poético-scientifique considéré comme obscène et dérangeant.
Henry Miller (1891-1980)

Ecrivain américain dont l'œuvre combat le puritanisme anglo-saxon, l'hypocrisie bourgeoise et, plus généralement, la civilisation occidentale (et par là même sa culture, ses traditions et ses coutumes, son histoire, ses arts, sa science, ses méthodes d'enseignement et d'éducation; il ne voit partout que la dégradation de l'homme). Il fait l'éloge d'une existence et d'une sexualité libérée dont ce thème sera repris plus tard par le Flower power du mouvement hippie.
Henry Miller naît à New york le 26 décembre 1891, de parents d'origine allemande (fils d'un modeste tailleur), Miller est un enfant de Brooklyn, et plus particulièrement de la rue dont il fait son domaine: "!Ce qui ne se passe pas en pleine rue est faux, c'est-à-dire littérature (préface de Black Spring écrit en 1936) Après de brèves études au City College de New york, il exerce divers petits métiers (notamment chef des coursiers à la Western Union Telegraph Company. Il se marie en 1917, mais quitte bientôt sa femme Maude. Il fait, à l'occasion d'un voyage dans l'Ouest, la connaissance d'Emma Goldman (1869/1940, révolutionnaire et anarchiste russe d'origine américaine qui publia de 1906 à 1917 Mother Earth, un mensuel anarchiste) qui lui fait connaître Nietzsche, Bakounine, Strindberg, Ibsen. En 1922, il écrit son premier livre, Clipped wings, resté inédit. En 1923, il épouse June Edith Smith, la seule femme qui compta dans sa vie (bien qu'il se fût marié cinq fois), et celle qui hante la plupart de son œuvre, la Mona-Mara des Tropiques et de la Crucifixion en rose (1949). Au cours de cette union qui dura sept ans, Miller, incapable de supporter la moindre contrainte extérieure, autodidacte absolu, fait le serment de ne se consacrer qu'exclusivement à la littérature et s'établit, dès 1930, à Paris, où, pendant dix années, il mène la vie de bohême évoquée dans trois romans autobiographiques, (Tropique du Cancer 1934), publié grâce à la contribution d'Anaïs Nin, Printemps noir (1936) et Tropique du Capricorne, (1939). Jugés pornographiques, ces ouvrages furent interdits de publication aux États-Unis mais circulèrent clandestinement et contribuèrent à donner à leur auteur une réputation d'avant-gardiste. Fuyant la guerre, Miller se rend en Grèce à Corfou, où l'a invité son ami Lawrence Durrel (romancier et poète britannique amoureux de la complexité et de la beauté des paysages méditerranéens; lire Correspondance Privée qui reconstitue son amitié avec H. Miller) et en rapporte le Colosse de Maroussi (1941), consacré à la Grèce de simples paysans vivant en communion avec l'âme du passé et de l'univers. À son retour en 1940, un voyage à travers les États-Unis en compagnie du peintre Abe Rattner lui inspire le Cauchemar climatisé (1945), suivi de Souvenirs, souvenirs (1947), féroce diatribe contre "!la civilisation américaine qui n'a abouti qu'à créer un désert spirituel et culturel!". Seuls sont épargnés les anticonformistes, ceux qui ont su préserver leur innocence primitive et résister à l'aliénation de la civilisation industrielle. Retiré à BigSur (son "Jardin des Délices"), en Californie, où il mène une vie de reclus, Miller évoque New york (Dimanche après guerre, 1945), la nature paradisiaque de BigSur, qui incite au retour à la sagesse, à la dignité et à l'harmonie dans l'univers (BigSur et les oranges de Jérôme Bosch, 1957). Des essais (le Monde du sexe, 1940!; les Livres de ma vie, 1952!; The Time of the Assassins: A Study of Rimbaud, 1956) révèlent le souci de bâtir une légende personnelle mais aussi le gauchissement de l'écriture, devenue "!littéraire!", au sens péjoratif où l'entendait Miller. La seconde trilogie, la Crucifixion en rose Sexus, 1949!;Plexus 1953!; Nexus, 1960) participe de la même mythologie de l'écriture ainsi que d'une volonté anthropocentrique: revenant sur les années 1923-1928, Miller dit, à travers un enchevêtrement de portraits, de dialogues et de confidences, tout ce qui a marqué sa sensibilité ou son esprit.
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Sergio
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MessageSujet: Chapitre 5 suite 1   Jeu 9 Oct - 5:59

Armstrong pose son pied sur le sol et lance une phrase longuement mûrie: «Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité». En même temps que l’Humain touchait du bout des ses doigts le plafond du ciel, son Esprit vibrait une sensation différente, une harmonie cristallisant dans l’âme cette source d’androgynie intensément ressentie dans son mental inférieur. Jamais encore que l’homme ne s’était aussi rapproché de la femme dans cette symbiose presque surréaliste d’une hymne à l’Amour. Les deux sexes renouaient dans une complicité qui enterrait définitivement le culte misogyne d’un patriarcat démodé. La psychologie luciférienne s’éteignait dans ce raz-de-marée de nouvelles valeurs colportées par l’innocence naïve de la nouvelle Génération. Certaines femmes densifiant suffisamment d’énergie luciférienne dans leur âme intensifiaient leur lutte contre l’occupant masculin. Le féminisme attaquait de plein fouet les derniers moules de la résistance masculine. La fin des années 1960 marque un renouveau des mouvements féministes qui apparaissent dans tous les pays occidentaux. En France, le Mouvement de Libération des Femmes (MLF) créé en 1970 dénonce l'oppression des femmes et milite en faveur de la liberté sexuelle et de l'avortement. L'apaisement des années 1980 ne signifie pas la fin des combats qui se poursuivent afin d'inscrire dans la réalité sociale, économique et politique (principe de parité) les droits formels reconnus aux femmes.
Alors que les jeunes changeaient le monde, l’establishment préparait sa guerre de Troie et détruirait cette époque de Renaissance par un moyen dévastateur : la drogue dure. Des cellules de la CIA s’infiltrèrent à l’intérieur de groupes militants et leur fournirent des capsules de LSD ou diéthylamide de l’acide lysergique (voir plus loin dans ce chapitre) Globalement, l'expérience au LSD (bonne ou mauvaise) est puissante et laisse un souvenir impérissable. Certaines notions reviennent souvent, comme une meilleure compréhension de soi, une forte harmonie avec la nature, une lucidité supérieure, un aiguisement des sens, des révélations mystiques, la sensation d'être immortel ou encore un vécu de mort suivi d'une résurrection. Le LSD provoque des hallucinations, c'est-à-dire d'intenses modifications sensorielles. Les perceptions auditives, visuelles, tactiles se mélangent. Les sons ont des couleurs, les objets se mettent à respirer ou à miroiter leur énergie, des motifs en mosaïque peuvent apparaître sur toutes les surfaces. Alors que les Beatles visitèrent le Maharishi Mahesh Yogi pour étudier la méditation transcendantale et amener dans la jeunesse mondiale un nouveau courant mystique, la CIA de son coté s'affairait à mettre fin hypocritement à ce rêve. Cet éveil timide de la conscience androgyne était très fragile un peu comme un nourrisson encore allaité, il ne sera pas protégé contre les attaques extérieures. L’astralité de la conscience luciférienne était toujours latente dans les mémoires collectives de l’humanité et se devaient d’être expérimentées. L’époque de rêve des enfants de Gaïa n’était qu’une petite marche sur la longue échelle à gravir pour l’Humain pour qu’il se reconnaisse dans son cœur et son Esprit. Les Dieux conspirateurs possédaient encore trop de pouvoir sur l’âme humaine et la faire vaciller dans les états expérimentaux de modifications de conscience. Il y a eu ceux qui y ont cru et vécu et ceux qui ont créé le mouvement. Comme la Tour de Babel, l’Humain ne pouvait pas rejoindre les Dieux et s’inviter chez eux, il s’agissait d’en faire tomber un pour que tout les autres suivent. La montée vers l’Esprit ne pouvait se faire par des gens encore trop prisonniers des mémoires de leurs expériences. Tout comme le mythe luciférien qui se rebellait contre la Divinité, certains leaders contestaient aussi le système établi et voulait le renverser. Cependant bien malgré eux, le système les avait déjà infiltré de cette saveur typiquement luciférienne de tout remettre en questions mais de ne jamais reconnaître les bonnes réponses.
Ces nouveaux leaders de la contre-culture devenaient des troubadours mystiques qui influenceront sur une décennie des millions de jeunes au travers l’Occident. La drogue les piégera tous dans un retour au plus bas niveau de la conscience luciférienne. Alors que ces leaders détracteurs auront voulu changer le monde par une philosophie des plus innovatrices, les hippies eux avaient choisi l’Amour comme bâton de pèlerin, mais personne n’aura réussi à franchir le seuil critique de la Conscience globale.

LES LEADERS DU MOUVEMENT
Jack Kerouac 1922-1969
Dans les années 1950, on assiste à l’émergence du phénomène de la contre-culture aux États-Unis avec le mouvement « beat » lancé par Jack Kerouac. Interviewé dix ans plus tard à San Francisco, Kerouac explique l'origine de ce mot : le mot beat a deux sens, le premier venant du jazz et étant la traduction de l'argo américain propre au bop signifiant " foutu". Le second sens s'accompagne du boudhisme auquel Kerouac s'intéressait et signifie béatitude. Mais ce mot resta ambigu même pour jack; ce qui est sur c'est que "beat" se rapporte à un nouveau mode de vie.
Dans son livre sur La route Kerouac donna une définition imagée de ce mode d’être :
« " Pour moi ne comptent que ceux qui sont fous de quelque chose, fous de vivre, fous de parler, fous d'être sauvés, ceux qui veulent tout en même temps, ceux qui ne baillent jamais, qui ne disent pas de banalité, mais brûlent, brûlent, brûlent comme un fabuleux feux d'artifice, et qui explosent comme des étoiles noires parmi les clairs constellations et, au beau milieu, surgit un foyer lumineux azuré et tout le monde dit Ahhhh!"
En soi être Beat c'est vivre intensément, tout le contraire de ce que nous proposent les sociétés actuelles. Voilà pourquoi être Beat dérange les "braves gens", c'est un mode de vie révolutionnaire et contestataire ayant pour unique principe la liberté de l'individu. Les détracteurs de Kerouac s'amuseront à dire que le beat ne mène nul part, que l'on ne peut vivre ainsi. Le beat apporte la béatitude, chose qui est dure à concevoir pour tous ceux qui s'accrochent aux biens matériels, une seule réponse à cela écrite par Kerouac. " J'entrevois la grande révolution des sacs à dos. Des milliers, des millions de jeunes Américains, bouclant leur sac et prenant la route, escaladant les montagnes pour prier, faisant rire les enfants, réjouissant les vieux, rendant heureuses les jeunes filles et plus heureuses encore les vieilles, tous transformés en Fous du Zen lancées de par le monde pour écrire des poèmes inspirés, sans rimes ni raison, pratiquant la bonté, donnant l'image de la liberté par leurs actes imprévus à tous les hommes et même à tous les êtres vivants.
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MessageSujet: Chapitre 5: Révolution avortée d'une liberté sans identité   Jeu 9 Oct - 5:58

CHAPITRE 5
1967-1969
RÉVOLUTION AVORTÉE D’UNE LIBERTÉ SANS IDENTITÉ

UN TRIP CONTESTATAIRE

Entre 1967 et 1969, il y a eu un mouvement sans égal sur Terre, celui de la paix et de l’Amour universel. Au plus fort de la guerre du Vietnam dévasté sous les bombes au napalm la génération du Flower Power prônait l’Amour libre, le renversement des valeurs d’un establishment autoritaire devenu trop rigide sur le plan de l’épanouissement de l’Esprit. Pour la première fois dans l’Histoire moderne une prise de conscience collective fragmenta l’autorité morale d’une civilisation basée sur une idéologie patriarcale. Maintenue depuis des millénaires dans un univers de servitude et soumise au diktat mâle, la femme ne pouvait se soustraire de la main mise drastique sur sa liberté d’être. Tout comme la venue du Christ qui avait brisé les chaînes d’un barbarisme sauvage, la Révolution des années 60 changea pour toujours la vision du monde. Des millions de jeunes de l’Amérique protestant contre les horreurs de la guerre découvrirent en même temps des nouvelles valeurs fondamentales basées sur une forme mythique d’Amour inconditionnel. Dans cet épisode les humains devenaient plus proches de la nature, de leur mère Gaïa et redécouvraient la simplicité de la vie. L’argent perdait son attrait providentiel et plusieurs jeunes quittaient même leurs foyers ou leurs études. Les jeunes rebelles armés de fleurs face è l’establishment voulaient changer le monde, rebâtir un passé de guerres mondiales et de restrictions par des valeurs plus humanistes. Tout comme l’éclatement de la bulle intemporelle des Dieux activée par la Rébellion luciférienne, le monde des âmes franchissait un pas dans un nouveau cycle de transmutations moléculaires. Le plan astral se purifiait par de nouvelles idéologies pacifiques qui entretenaient le Mensonge cosmique d’une dualité agressive. La transformation émise par des millions de formes pensées nourrissait de nouveaux embryons expérimentaux d’une nouvelle Conscience révélatrice.
Cette prise de conscience et le don de soi devenaient les nouvelles armes de la Révolution des Fleurs contre l’autorité inflexible des parents. La contre-culture freinant le courant d’un individualisme frondeur qui prônait le pouvoir et la réussite dans la vie, était critiqué par les leaders beatniks qui précédaient le mouvement hippie des années 60. Ils campaient sur un modèle d’idéologie beaucoup plus axé dans une existence communautaire. Dénoncés comme étant sous le joug de l’URSS le mouvement hippie crispait de rage les hautes sphères américaines. Jusqu’où pouvait mener l’aventure de ces jeunes rêveurs parfois rassemblés par centaines de milliers écoutant religieusement leurs idoles de rock et de paix. Le Peace and Love était le slogan d’un monde de justice sociale et sans guerre. Une espèce d’happening festif dans une vie déferlante des jeux de l’âme et non de ses maux. Piégés dans l’étau de la Guerre froide et la cruauté quotidienne du Vietnam, ces vieilles âmes réincarnées de l’Atlantide autrefois détruite voulaient refaire le monde à leurs images et à leurs ressemblances. Cependant tout n’était qu’astral et non mental dans ce défoulement collectif des âmes opprimées par un establishment matérialiste. L’égo fier, déterminé, ambitieux et arriviste contrariait avec l’égo limpide, transparent et beaucoup plus sensible émanant de ces guerriers pacifiques de la nouvelle génération. Les mémoires guerrières de la civilisation étaient dorénavant purifiées de leurs karmas punitifs, « faisons l’amour et non la guerre ».
L’égo luciférien s’atrophiait dans un climat de douceur poétique, l’âme de la femme se renforçait par les hauts cris d’un féminisme militant. Après les deux guerres mondiales le rôle de la femme s’accentua auprès de l’homme qui avait été défendre la liberté sur le champs de bataille. Beaucoup d’entre eux en étaient revenus démolis, traumatisés et vulnérables émotionnellement. Face à la mort, à la peur, vivre cet enfer de tueries sanguinaires avait réveillé dans leurs âmes cette sensibilité refoulée depuis des millénaires. Des races d’une conscience satanéenne très réduite en passant par une conscience luciférienne plus révélée par l’Esprit dirigea l’homme vers de nouveaux cheminements exploratoires de son égo en quête permanente de son identité réelle. Par ce recouvrement télépathique de cette sensibilité d’âme avec celle de la femme, l’homme gravait lentement les échelons d’une conscience de plus en plus androgyne.
Les deux polarités toujours opposées obéissaient à une nouvelle courbe psychique transcendant dans l’Esprit humain un nouvel équilibre entre les deux solitudes cosmiques. Non pas un statu quo de valeurs psychologiques déjà paramétrée par le patriarcat mais bien d’une créativité mutuelle poussant encore plus loin les attributs essentiels pour une complémentarité androgyne.
Tout se passeraient encore par les enfants, ces divins joyaux souverains rejetés par des adultes pris aux pièges des Dieux conspirateurs. Entre l’enfant et l’adulte se joue en permanence l’instantané soit par l’involution des mémoires ou par l’évolution de l’Esprit neuf. Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le monde se rebâtissait frénétiquement sur le plan matériel mais demeurait irrémédiablement fade à de nouvelles avenues touchant le rôle de la femme dans les affaires importantes du monde. Un peu plus tard le mouvement féministe contestera fermement ce conservatisme aveugle d’un patriarcat devenu presque autocratique. Que ce soit dans les religions, les entreprises ou dans les couples, la femme était souvent traitée comme un être de seconde classe. Je n’énumérerai même pas la situation de la femme dans des pays dictatoriaux ou sous tutelle islamique. Même dans la culture populaire occidentale, les plus grandes stars étaient des hommes tels Elvis Presley, James Dean, Marlon Brando ou les Beatles. Certes quelques femmes sortaient du rang comme Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor, Brigitte Bardot ou Jeanne Moreau, mais leurs étoiles ne scintillaient pas de la même luminosité que celle des hommes.
La Révolution des hippies instaurait un nouveau paradigme qui rendrait irréversible le rapprochement entre les deux solitudes cosmiques. Pendant que les Beatles chantaient des hymnes à l’amour, le mouvement des jeunes contre la guerre prenait de l’ampleur. En pleine Guerre froide un véritable séisme social ébranlait les structures même du pouvoir politique. Faites l’Amour et non la guerre fomentait une nouvelle base d’androgynat au détriment des conventions psychologiques de l’égo luciférien. Pour l’homme, la guerre sous toutes ses formes comme le crime organisé telles la Mafia et les motards, les conflits territoriaux tenaient toujours la barre. Pour l’égo luciférien l’heure était toujours à la conquête et la domination par la force. Le mouvement de masse hippie dérangeait et menaçait l’équilibre des forces dominatrices toujours très actives sur la Terre depuis l’avènement des forces lucifériennes. L’establishment communiste et capitaliste, régnait d’une main de fer sur le droit des individus reflétant la mainmise d’un pouvoir patriarcal absolu sous toutes ses formes. Le danger réel venait de cette noble incantation si anodine fût-elle du cri presque primal de:'' Faites l’Amour et non la guerre!'' Un nouvel Esprit renaissait, une nouvelle essence Christique. L’Amour énoncé par cette quête collective défrichait le terrain pour la descente en 1969 d’une conscience neuve appelée conscience supramentale. Sri Aurobindo disait:'' Elle travaille ici, dans les corps, pour faire descendre quelque chose qui n’est pas encore exprimé en ce monde matériel et qui transformera la vie ici-bas.'' (Mère, l’Espèce nouvelle par Satprem). Les forces de la Lumière descendaient attirées par tant de purification d’âmes de cette jeunesse saturée des régimes de violence régies par des autorités despotiques. Les champs vibratoires ouvraient des nouveaux faisceaux lumineux par le chakra du cœur et faisaient traverser l’Humanité dans une nouvelle ère de divinisation du plan matériel. Soudainement quelque chose de grandiose se manifestait au nom de la paix, le cœur était en liesse, une nouvelle génération Hippie rendait l’homme plus proche de sa vraie nature. Ces gens redécouvraient les valeurs thérapeutiques de Gaïa, soignaient leur alimentation et vivaient dans des communes. Un nouveau Paradis terrestre émergeait parmi ces nouveaux apôtres d’un humanisme presque cosmique. Les groupes de rock 'n'roll et de musique folk battaient la mesure dans cette nouvelle vision partagée par des millions de fans à travers le monde. Les Beatles, Jimi Hendrix, Grateful dead devenaient des nouveaux Dieux, des leaders charismatiques pour une jeunesse stigmatisée devant les atrocités de la guerre du Vietnam. Le festival de Woodstock marquait le point culminant de ces messes idolâtres devant les ténors d’une nouvelle culture Pop mondiale. Lorsque l’Humain pour la première fois mit le pied sur la lune en disant
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